Par Jacques Pessis avec Marc Roche
Les clefs d'une vie - Marc Roche
Ce journaliste a côtoyé la monarchie britannique en respectant la règle du secret. Il rompt le silence dans un livre où il raconte les secrets de Buckingham et des Windsor
Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
- Les clés d'une vie, celles de mon invité.
- Le journaliste que vous êtes a connu les cours de la bourse avant d'en découvrir d'autres cours où l'argent n'est visible que sur les couverts.
- Vous avez mené une vie de château, celle des Windsor, que vous racontez aujourd'hui dans un livre passionnant.
- Bonjour Marc Roche.
- Bonjour.
- Alors, vous êtes journaliste, on va expliquer pourquoi.
- Publiez « Ma vie chez les Windsor, les derniers secrets de Buckingham » chez Albin Michel, qui n'est pas un livre de ragots, mais un livre vécu.
- On va expliquer pourquoi.
- Et le principe des clés d'une vie, c'est d'évoquer votre parcours, mais aussi les Windsor, à travers des dates clés.
- Et donc, je vais évoquer la première date clé, qui pour moi est importante, car je crois que c'est le terme de la première partie de votre carrière, le 1er août 2014.
- Et vous étiez jusque-là journaliste financier au Monde, chargé de la couverture sur la City.
- C'est cela.
- Donc, je suis arrivé au Monde en 89 et j'ai couvert la City.
- Donc, la place financière en plein bouleversement de la déréglementation et aussi de l'ouverture de la place londonienne à la concurrence, et notamment les banques françaises qui ont débarqué à Londres.
- Mais vous savez, au Monde, il fallait à la fois s'occuper de son principal sujet, qui était, dans mon cas, la finance, les banques, les hedge funds, le blanchiment et toutes ces choses associées.
- Mais on pouvait prendre, pour se changer les idées, un autre sujet.
- Et j'ai pris la royauté, parce que personne ne s'y intéressait au Monde.
- Vous savez, la royauté, journal, souhait de vie plein air, ils ne savaient même pas que ça existait.
- On va en parler.
- Il faut savoir, pour celles et ceux qui ne connaissent pas la City, ce sont 8584 habitants, au dernier recensement, un lieu tout petit, mais on traite des affaires.
- C'est la deuxième place financière du Monde, derrière celle de New York.
- La City est vraiment le poumon européen de la finance.
- New York, à cause de son interlente énorme, les États-Unis et le Canada, est toujours en tête.
- Mais la City est très importante, parce que c'est là que sont toutes les filiales européennes, Proche-Orient et Afrique, des grandes banques américaines, et des autres banques européennes et asiatiques.
- C'est aussi là, dans la City, où l'on gère les pétrodollars, et c'est surtout le centre du négoce des matières premières et de l'assurance.
- Et c'est un monde très particulier, très fermé, où même quand on est journaliste, il faut entrer, Marc Roche.
- C'est un monde totalement fermé, pour être riche, vivant, caché.
- Mais, comme toujours en Angleterre, où tout est fermé, il n'y a pas qu'à la City qui est fermé, l'aristocratie est fermée, la justice, les médias même, vous établissez des relations avec les gens basées sur la confiance.
- Et à ce moment-là, mes interlocuteurs me parlaient assez ouvertement, à condition de n'être jamais cités, et à condition de respecter leur...
- leur point de vue, même si, travaillant pour un journal de gauche à l'époque, bien sûr, le tropisme du monde était plutôt anticapitaliste.
- Il se trouve que j'ai reçu, il y a quelques semaines, Amandine de Clermont-Tonnerre, qui dirige Point de vue, et qui a commencé sa carrière dans la City à Londres, avant de venir à Paris refaire ce journal de famille.
- Alors, il se trouve que vous êtes né, vous, en Belgique, à Ixelles, qui est un quartier de Bruxelles, qui rassemble d'ailleurs des lieux et des gens très différents.
- Ixelles est un quartier du centre de Bruxelles, mais un quartier assez riche, assez aisé, qui est d'ailleurs voisin-ducle, qui est le quartier le plus aisé de Bruxelles, mais à la fois qu'il y a des tas de communautés étrangères, immigrées, et notamment une très importante population africaine venant de la République démocratique du Congo.
- Il y a tout un quartier, avec ses magasins, avec ses discothèques, avec ses bars, ses restaurants, Matongué, et c'est le Congo, et le Congo, bien sûr, c'était la colonie belge par excellence.
- Il se trouve que votre enfance est liée aux diamants et...
Transcription générée par IA