Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
- Les clés d'une vie, celles de mon invité.
- Votre notoriété doit beaucoup à un jeu que vous présentez à la télévision, mais vous n'êtes pas tout le monde et vous avez beaucoup plus qu'un mot à dire.
- Vous avez l'art de déclencher le rire sur le petit écran ou sur les ondes, mais aussi de faire couler des larmes sur celles et ceux qui vous lisent.
- Bonjour Sidonie Bonek.
- Bonjour Jacques, quel bonheur de vous retrouver.
- Et réciproquement, il y a une actualité, c'est la 2000ème de ce jeu dont on va parler.
- Et puis il y a un livre aussi formidable que vous avez publié.
- Et puis il y a votre parcours, car le principe des clés d'une vie, c'est d'évoquer votre parcours à travers des dates clés.
- Alors la première que j'ai trouvée, je ne sais pas si vous en souvenez, c'est le 5 octobre 1997.
- Ce jour-là, vous êtes membre du jury du festival du film britannique de Dinard.
- Ah oui, c'est vrai ? Oui.
- C'est vrai, j'étais...
- Donc 97, j'étais à la fac de lettres.
- Oui.
- Et je lis dans mon journal, j'habite à Dinard, et je lis qu'on peut... J'étudie à Rennes.
- Et je lis qu'on peut faire partie du jury du festival du film britannique, un festival qui rassemblait beaucoup de stars du cinéma français et anglais, et qu'on peut faire partie du jury tout d'un coup, et regarder les films, les évaluer, en discuter, distribuer des prix.
- Je me suis dit, je veux découvrir ça.
- Donc il fallait écrire une lettre d'amour au cinéma.
- Donc j'ai écrit cette lettre au magazine Ouest France, et c'est le magazine Ouest France qui choisissait.
- Et j'ai été sélectionnée, je me suis trouvée propulsée comme ça dans un jury avec Marie Gillin, Christine Scott Thomas, Antoine Decaune, Timothy Spall, un acteur anglais, un super directeur de la photo anglais aussi.
- Et moi, je ne connaissais rien à ce monde.
- C'est-à-dire que j'étais une jeune fille discrète, dans un milieu discret.
- Et je me suis retrouvée sur le tapis rouge, prendre des décisions, à me dire, est-ce que je suis assez bien habillée ? Parce que j'étais au milieu de stars qui étaient resplendissantes.
- Et ça a été génial, parce que ça m'a appris énormément.
- Il se trouve que ce festival est né en 1990, au moment où le cinéma britannique revenait devant le public, et que ça a marché depuis.
- Et que cette année-là, Christine Scott Thomas était vraiment en pleine gloire.
- Oui, le patient anglais.
- Le patient anglais, après aussi 4 mariages et un enterrement.
- Et puis, vous avez eu tous les films qui participent au débat, et je crois que le film qui a remporté le prix, c'est celui-ci.
- C'est fou le motif ! Exactement.
- C'est un énorme succès, un film extraordinaire, qui a cartonné aussi.
- Et c'est vrai qu'on était au contact des acteurs, c'était formidable d'avoir l'impression d'avoir son mot à dire, justement.
- Et ce film, Full Monty, en fait, c'était des losers qui avaient monté un spectacle de strip-tease masculin, un film auquel personne ne croyait, qui a fait le tour du monde.
- Et il y a eu une pièce de théâtre, Ladies' Night, qui a été adaptée, et les jeunes filles venaient parce qu'il y avait des hommes nus à la fin du spectacle.
- Et que c'était des cris de bonheur, c'était assez étonnant.
- Alors, il se trouve que Dinard, effectivement, qui est la première station balnéaire de France, l'une des plages de la Côte d'Émeraude, c'est votre quartier général de vacances et de famille.
- Oui, parce qu'en fait, mes parents ont beaucoup déménagé dans leur vie et moi-même, puisque j'étais la fille de mes parents.
- J'ai vécu dans dix villes différentes, mon papa était joueur de football.
- Et enfin, ils se sont posés à Dinard, donc moi j'ai pu passer quelques années, et ils y sont depuis 30 ans, ce qui est un record dans notre histoire familiale.
- Et donc, au début, évidemment, je voulais quitter Dinard, parce que quand j'étais lycéenne, je me disais, c'est trop petit, je veux découvrir le...
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