Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
- Sud Radio, les clés d'une vie, celle de mon invité.
- En plus de 65 ans de carrière, vous avez signé 1500 chansons.
- Vous demeurez plus que jamais dans la note, à en juger par le succès de vos adieux, que vous prolongez pour un soir en attendant les suivants.
- Bonjour Jean-Jacques Debout.
- Bonjour Jacques.
- Je vous ai reçu voici quelques mois lorsque vous étiez passé au bal blommé.
- Et là, ça a tellement marché que vous récidivez le 30 novembre au Café de la Danse.
- Voilà.
- On va en parler, notamment du programme que vous proposez.
- Mais, je vous ai reçu plusieurs fois, mais j'ai encore trouvé de nouvelles choses sur vous pour évoquer votre parcours à travers des dates clés.
- Et la première que j'ai trouvée, c'est le 19 juin 1964.
- Ce soir-là, vous triomphez avec cette chanson.
- Nos doigts se sont croisés.
- La Rose d'or à Antibes, où il y avait ce soir-là Charles Level, Jacqueline Boyer, Franck Fernandel et Jean-Jacques Debout.
- Et Jean-Jacques Debout qui remporte la Rose d'or.
- Oui.
- Et Madame Legrand, la maman de Michel Legrand, qui amène depuis Paris dans sa voiture une petite jeune fille qui va devenir Chantal Goya.
- Oui.
- En fait, vous deviez la prendre à Paris et puis vous ne l'avez pas prise.
- Non.
- Elle est venue parce que c'est pour Foyer.
- Ce n'est pas que je n'ai pas voulu la prendre.
- Mes partitions, pour l'orchestration dirigée par l'orchestre de Raymond Lefebvre, il me manquait des partitions qui n'étaient pas finies d'être écrites.
- Donc, il a valu que j'aille porte dorée avant de prendre mon avion.
- Et là, j'étais un peu paumé, comme on dit.
- Donc, je me suis dépêché.
- Elle m'avait dit peut-être que je passerais, j'irais avec vous.
- Et puis, elle a sonné.
- Elle est tombée sur mon père qui lui a dit « Oh, mais vous savez, ça fait déjà deux heures qu'il est parti. » Et là, comme la semaine d'avant, en me promenant avec elle devant la salle Playel, on est tombé sur Marcel Legrand qui était la maman de Michel Legrand et qui me connaissait.
- Et alors, je lui ai présenté Chantal.
- Je lui ai dit « Ah, c'est ça. » Je lui ai dit « Ah, c'est ça. » Je lui ai dit « Ah, c'est ça. » Je lui ai dit « Madame Legrand, je vous présente une amie, elle vit à Londres et peut-être qu'elle va travailler pour Daniel Filippacchi comme journaliste pour le journal « Salut les copains ».
- Et Mademoiselle Ashtendre.
- Et finalement, elle vient là.
- Cette Rose d'Or, c'était un événement à l'époque et vous avez gagné ce que vous n'auriez jamais imaginé au départ.
- Non, pas une seconde.
- Et alors, quand j'ai eu fini ma répétition, donc la veille, il y avait Dario Moreno qui était là, tout comme il y avait aussi dans l'hôtel les compagnons de la chanson que j'aimais beaucoup.
- Il y avait Henri Salvador et sa femme que vous avez connue, Jacqueline.
- Alors, elle me disait « Tu sais, t'as une chance parce que j'aime beaucoup ta chanson. » Même Henri m'a dit « Oh, elle est quand même pas mal, sa chanson. » Ah bon, alors...
- Et en même temps, l'arrivée de Chantal, tout d'un coup, je me dis...
- Et puis Dario Moreno, il m'avait dit au bord de la piscine « Oh, Jean-Jacques, moi, si j'avais ta chanson, je serais sûr de gagner la Rose d'Or. » Je lui dis « Écoute, moi, je peux bien te la donner, si tu veux, parce qu'en réalité, je suis toujours très traqueur.
- Le trac m'habite beaucoup. » Et je me disais, au fond, si Dario y croit tellement, ce serait mieux que ce soit lui qui la chante.
- Et puis, c'était presque fait.
- Et puis, je dis à Chantal qui venait d'arriver, j'avais qu'une envie, moi, c'était de partir à Saint-Tropez, avec elle.
- Et alors là, Jacqueline Salvador me dit « Tu sais, si jamais Claude Tabet apprend ça, je peux te dire qu'il va te faire un procès.
- Non, non, non, non, il faut que tu chantes, toi, ta chanson. » Alors...
Transcription générée par IA