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Par avec Gilles Laporte

Les clefs d'une vie avec Gilles Laporte


La Lorraine est au cœur des livres de ce romancier. Le dernier en date, le Rouet de Jeanne est inspiré par une légende autour de Jeanne d’Arc
Les invités

Retranscription des premières minutes :

- Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
- Sud Radio, les clés d'une vie, celle de mon invité.
- Vos parents étaient ouvriers dans le textile, mais vous avez choisi de tisser votre propre toile en tirant les fils de moments de l'histoire pour les transformer en romans.
- Défendre votre région, les Vosges, ne vous a pas empêché de devenir un écrivain national.
- Bonjour Gilles Laporte.
- Bonjour cher Jacques.
- Alors, il y a ce nouveau roman, Le Rouet de Jeanne, qui paraît chez Terre de France.
- On va en parler tout à l'heure.
- Mais vous êtes un écrivain très particulier, avec un parcours très particulier et qu'on va évoquer dans les clés d'une vie, puisque c'est le principe de l'émission.
- Évoquer le parcours à travers des dates clés, vous connaissez l'émission.
- Alors, la première que j'ai trouvée, elle ne se rapporte pas à vous, je vous rassure.
- Le 16 janvier 1605.
- C'est le jour où est paru le premier tome de Don Quichotte de Cervantes.
- Et je crois que ça a de l'importance dans votre parcours.
- Une importance considérable, parce que dans ma famille, d'où vous voyez du textile, vous le rappeliez, cher Jacques, il n'y avait pas de livre, pas de livre, pas de disque.
- J'étais complètement isolé dans un monde complètement coupé de la culture et de l'accès à la connaissance.
- Et puis, je suis arrivé à l'école primaire.
- Et là, j'ai eu une maîtresse d'école, comme on disait encore autrefois.
- J'aime beaucoup cette expression.
- Je préfère celle-là, professeur des écoles et tout ce qu'on a pu inventer depuis.
- Ma première maîtresse d'école, qui s'appelait Madame Jungan.
- J'aime rappeler son nom, parce que là, pour moi, lui rendre hommage est toujours un vrai plaisir.
- Qui m'a si bien fait aimer la langue française que j'ai décroché le prix de lecture au cours élémentaire première année.
- J'avais 6 ans, 6 ans et demi.
- Et j'ai reçu pour prix de lecture, ça ferait dresser les cheveux sur la tête à bien des bibliothécaires, libraires et je ne sais qui, spécialistes de la chaîne du livre, qui diraient, mais ce n'est pas possible.
- Si, j'ai reçu à cet âge-là, le Don Quichotte de Cervantes, que j'ai lu et relu des dizaines, des centaines de fois, que je relis encore de temps en temps, en y trouvant à chaque fois quelque chose de différent.
- Je crois que c'est l'un des trois livres les plus lus dans le monde.
- Il y a 5 ans de traduction.
- Et il y a eu un plagiat avec une seconde partie écrite par un certain Alfonso Fernandez, sous un pseudonyme.
- On n'a jamais su qui était l'auteur de ce faux Don Quichotte.
- Alors, il se trouve que ce livre est important, mais vous n'êtes pas le seul, Gilles Laporte, qui a été marqué par Don Quichotte.
- Or, c'est sans armure d'atteindre l'inaccessible état.
- Et c'est vrai que quand il a vu Don Quichotte à Broadway, Jacques Brel, il a voulu acheter des droits.
- Et les producteurs ont dit, OK, à condition que vous jouiez le spectacle, ce qu'il ne voulait pas faire au début.
- Et c'est vrai que ça a marqué une époque.
- Alors, vous êtes né loin de l'Espagne, c'est-à-dire que Higné, c'est un village de la vallée de la Moselle.
- Oui, à mi-chemin entre Epinal et Charme.
- Charme, qui est la patrie de Maurice Barès.
- Donc, entre Epinal et Nancy, dans la vallée de la Moselle.
- Et là où s'était développé l'empire textile Boussac.
- Je suis un enfant Boussac.
- Oui, car Marcel Boussac, il ne faut pas l'oublier, a créé un empire textile.
- Et il a commencé en 1919 en achetant à bas prix des tissus dont il a fait le pyjama.
- Il a inventé le pyjama qu'il a vendu dans des boutiques qui s'appelaient la toile d'avion, je crois.
- C'est ça, la toile d'avion.
- Il en a fait des chemises, il en a fait des pyjamas.
- Et il se trouve que vos parents travaillaient dans son usine.
- Ils étaient ouvriers de filature dans ces usines-là.
- Mes oncles, tantes, cousins, cousines, grand-pères, grand-mères, tout le monde travaillait dans ces usines de Boussac.
- Oui, parce que c'était...
- On n'imagine pas aujourd'hui ce que c'était.
- Il...

Transcription générée par IA

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