Retranscription des premières minutes :
- « Sud Radio, on parle auto et de sécurité. » « Avec Sécuritest, prenez rendez-vous en ligne pour votre contrôle technique dans un de nos 1000 centres sur sécuritest.fr. » « Et la question est encore plus précise. Les sociétés d'autoroutes doivent-elles rembourser les usagers ? » « On en parle avec Maître Christophe Légevac, qui est avocat spécialisé Légevac. » « Bonjour Maître. C'est parce que ça faisait presque un nom un peu espagnol à la fin. » « Oui, c'est Toulousain mais pas espagnol. » « Vous êtes dans tous les dossiers piquants parce que la dernière fois qu'on vous a eu, c'était pour parler du Puretex. » « On est où tiens d'ailleurs avant de commencer à parler des autoroutes ? » « Ça avance dans le dossier Puretex. On a réussi à faire bouver le parquet qui s'est saisi du dossier. » « C'est celui de Nanterre qui a mené l'enquête avec la DGCCRF. Donc ça avance. Mais à la vitesse de la justice. » « Vous avez entendu que Peugeot prend les devants en disant que si vous achetez un Puretex d'occasion, finalement c'est la voiture peut-être la mieux garantie et la plus fiable. » « Parce qu'ils vous proposent 8 ans de garantie. » « Je leur ai conseillé de proposer plutôt un échange d'une voiture neuve avec un superprime. Ça serait beaucoup plus efficace. » « Non mais sérieusement. » « Pour rassurer les consommateurs. » « Si on fait une petite parenthèse sur ce fameux Puretex, si jamais j'achète une voiture d'occasion mais dont la courroie a été changée, normalement j'ai moins de soucis. » « Oui, et puis si vous avez fait de l'autoroute au lieu de faire un navire, normalement ça va bien. » « Non, non, non. Parce que le problème ce n'est pas que la courroie. » « Oui, non, c'est pas que la courroie. » « Le problème ce n'est pas que la courroie. C'est le problème de la segmentation. C'est-à-dire du fait qu'il y a de l'huile qui rentre dans le carburateur et qui brûle avec l'essence. » « Il faut faire de l'autoroute avec les Puretex. C'est ça qui les maintient en bonne forme. » « C'est comme vous, si vous ne faites pas de la gymnastique, si vous ne faites pas vos 6 000 ou 10 000 pas par jour et à un moment vous allez tomber malade, c'est pareil. » « Sauf que moi je ne mets pas d'huile dans mon réserve. » « On n'en sait rien. Maître, revenons sérieux. C'est vrai que les tarifs d'autoroute... » « Alors déjà, depuis quand ? » « Les sociétés privées exploitent les autoroutes. Tiens, revenons un peu en arrière. » « Alors, je ne vais pas vous refaire l'historique depuis 1950. Pour faire simple, c'est depuis 2006 que les autoroutes ont été privatisées. » « Et donc depuis 2006, les péages reviennent à des sociétés concessionnaires d'autoroutes. » « D'accord. Et ces péages augmentent tous les ans alors que dans la loi française, normalement, ça ne devrait pas être le cas. » « Mais il y a une exception. Si j'ai bien compris tout ce que vous avez mis dans les communiqués que vous avez... » « Voilà. Il y a en effet un décret de 1995 qui prévoit que pour les sociétés concessionnaires d'autoroutes, elles peuvent augmenter chaque année les péages d'au moins la valeur de 70% de l'inflation.
- Ce qui, pour moi, est contraire à une autre loi, donc une norme supérieure au décret, qui interdit les indexations sur l'inflation.
- Mais ce n'est pas le seul problème. On a une autre difficulté, c'est qu'il y a des travaux qui sont dits être pris en charge, qui ont été payés, mais qui n'ont pas été réalisés. Et puis pour finir, vous avez un troisième niveau d'argumentation, c'est que chaque fois que vous payez 100 euros de péage, vous avez 33 euros qui deviennent immédiatement du dividende pour les sociétés concessionnaires.
- Ça pose un problème. 33% c'est beaucoup, mais c'est bon. C'est un point.
- Ça pose un problème parce que les autoroutes sont des services publics administratifs, un peu comme la justice...
Transcription générée par IA