Retranscription des premières minutes :
- « Sud Radio, on parle auto et de sécurité. » « Avec Autosécurité, prenez rendez-vous en ligne pour votre contrôle technique dans un de nos 900 centres sur autosécurité.com. » « Et nous accueillons tout de suite l'avocat spécialisé d'On parle auto sur Sud Radio et également notre avocat au barreau de Paris spécialisé en droit routier et président de l'Automobile Club des Avocats. » « Pouh, ça fait beaucoup pour un seul homme. Bonjour Maître Jossome. » « Bonjour Laurence, bonjour Jean-Luc. » « Bonjour Maître, j'aime bien appeler la nuit Maître. » « Maître, oh Maître, alors ! » « Alors en général, le 1er mai, on offre du muguet. » « Muguet, d'ailleurs, je ne l'ai toujours pas reçu le mien, merci. » « On offre du muguet. Là, il y a des départements français qui ont décidé d'offrir des retraits de permis immédiats à ceux qui étaient prêts avec le téléphone au volant. » « Alors, en droit français, on a le droit de retirer comme ça le permis sur le champ à un automobiliste ? » « Alors, Laurence et Jean-Luc, je vais vous apprendre une question. » « Petite donnée historique, le préfet qui est l'autorité qui confère le droit de conduire, puisque le droit de conduire, c'est une autorisation administrative, eh bien, le préfet a donc, en parallèle, la possibilité de retirer le permis de conduire lorsqu'il constate une infraction au code de la route.
- Et ça, figurez-vous, il le peut depuis 1922. » « Ah oui, mais quand même ! » « Il n'y a rien de nouveau. » « Oui, mais on était jeunes, jeunes à l'époque. » « Maître Jossome. » « Maître Jossome, alors je vais peut-être paraître ridicule, mais je vais l'assumer.
- Vous me dites, le préfet a le droit, sauf que moi, ce n'est pas lui qui m'arrête sur le bord de la route, c'est quelqu'un de la marée chaussée. » « Ah oui, mais bon, c'est une délégation. » « Alors oui, effectivement, Laurence, vous avez raison. » « Merci. » « Il y a d'abord un avis de rétention qui est rédigé par les forces de l'ordre sur place, en raison d'une infraction qui a été constatée par le gendarme ou par le policier.
- Ensuite, cet avis de rétention du permis qui vous interdit de conduire pendant une certaine durée.
- Et transféré au préfet, et le préfet prend ou ne prend pas, il n'y a rien d'automatique.
- Alors, sauf pour l'alcool et le stup sans rentrer dans les détails, depuis très peu de temps, le préfet peut prendre une suspension du permis de conduire.
- Cette suspension, c'est un jour jusqu'à 12 mois, là aussi, sans rentrer dans le détail, en fonction des infractions commises.
- « D'accord. Alors, les infractions pour lesquelles on risque justement ce retrait, on va dire, pour que tout le monde comprenne.
- » « Je dirais même confiscation presque du permis. C'est quoi ? » « Alors, c'est évidemment l'alcool au volant, le stup au volant, les refus de se soumettre aux vérifications, les homicides routiers, les blessures routières, les refus d'obtempérer, les délits de fuite.
- C'est également l'excès de vitesse d'au moins 40 km heure au-dessus de la vitesse réglementaire.
- » « C'est également, depuis quelques années, le téléphone au volant. » « Couplé ? » « À une autre infraction au code de la route. Par exemple, Jean-Luc, vous grillez le feu rouge et vous avez le téléphone en main. Là, c'est pas possible. » « Ah, mais j'ai pas fait exprès. » « En effet, vous... Mais vous dites ça à chaque fois. On peut vous suspendre le permis. » « Ah oui. Et là, et donc, dans les quatre départements qu'on évoquait tout à l'heure, en fait, ils appliquent une réglementation qui existe depuis longtemps.
- C'est pas eux qui ont dit « Tiens, on va être plus sévère qu'ailleurs. » C'est juste qu'ils mettent en pratique quelque chose.
- C'est quelque chose que les autres font pas. » « Alors, exactement. Alors, pour toutes les infractions que j'ai listées, là, il y a quelques instants, le préfet a un délai d'action.
- Il a 72 heures pour les...
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