single-emission.php

Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de la Forêt
Annie Genevard interviewée par Patrick Roger sur Sud Radio, le 23 octobre 2024, dans “L’invité politique”.

Par avec Annie Genevard

Avec Annie Genevard, ministre de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire


Annie Genevard, ministre de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, est notre invitée politique
Les invités

Retranscription des premières minutes :

- Sud Radio, l'invité politique, Maxime Liédot.
- Il est 8h17 sur Sud Radio et mon invité politique aujourd'hui, Annie Genevard.
- Bonjour.
- Bonjour.
- Ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Souveraineté Alimentaire.
- Énormément de sujets à voir avec vous ce matin.
- Il sera question, bien sûr, de souveraineté alimentaire, des viticulteurs également qui sont en difficulté, plus largement de l'agriculture avec des manifestations partout sur le territoire.
- Mais pour commencer, l'Assemblée nationale a adopté hier soir à l'unanimité une résolution invitant le gouvernement à s'opposer à l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur, avant des votes décisifs qui vont intervenir au niveau européen dans quelques semaines.
- Qu'est-ce que ça change et qu'est-ce que ce vote change pour vous, ministre de l'Agriculture ?Ça confirme surtout l'opposition des Français à ce projet d'accord.
- Je considère que cet accord tel qu'il a été conclu il y a un an n'est absolument pas satisfaisant.
- D'abord parce qu'il expose notre agriculture à une concurrence qui est déloyale et ça, ça n'est pas acceptable.
- Donc ce vote et cette résolution, c'est quoi ? Est-ce que ce n'est pas un encouragement supplémentaire à refuser définitivement cet accord ?En tout cas, le Parlement, dans son unanimité, a dit ce projet d'accord tel qu'il existe aujourd'hui, nous n'en voulons pas.
- Nous ne voulons pas de produits qui concurrencent nos propres agriculteurs, qui utilisent des substances ou des médicaments que nous avons interdits depuis très longtemps.
- Nous voulons protéger notre agriculture de cette concurrence qui n'est pas loyale.
- Donc il faut écouter le Parlement.
- Il faut toujours écouter le Parlement.
- Mais surtout sur cette résolution.
- Nous, la France a fixé les conditions auxquelles elle pourrait regarder plus positivement cet accord.
- Il faut effectivement une clause de sauvegarde qui empêche la déstabilisation de nos marchés.
- Il faut des mesures miroirs qui imposent une réciprocité des normes.
- Il faut des contrôles surtout de ce qui arrive des pays du Mercosur.
- Et toutes ces conditions à date ne sont absolument pas remplies et qui sans doute vont inspirer une réponse qui n'est pas à date encore connue.
- Mais aujourd'hui, en l'état, ce projet d'accord n'est pas acceptable.
- Quand vous dites une réponse qui n'est pas encore connue, c'est que si jamais cet accord, il y a une date, c'est le 20 décembre en tout cas, est signé, la France forcément réagira de manière forte.
- La France s'exprimera naturellement.
- La France est le plus grand pays agricole de l'Union européenne.
- Elle a une voix forte et qui est toujours regardée, écoutée avec beaucoup d'attention.
- La signature finale devrait avoir lieu le 20 décembre du côté du Brésil.
- Qu'est-ce qu'il vous reste pour qu'on comprenne et pour que ceux qui nous écoutent saisissent bien le jeu ? Qu'est-ce qu'il reste concrètement comme moyen à la France pour s'opposer à la signature de cet accord ? Ou si ce n'est s'opposer en tout cas garantir les quelques points que vous soulevez là ?Vous savez, dans l'Union européenne, nous sommes 27.
- Cette affaire ne dépend pas que de la France, même si la France est un grand pays agricole.
- Donc il faut que nous convainquions les pays européens de ne pas accepter ce projet d'accord en l'état.
- Mais il n'est pas garanti aujourd'hui qu'une majorité s'oppose à ce projet d'accord.
- C'est la raison pour laquelle la France a essayé d'en corriger les effets négatifs.
- Mais bon, nous verrons comment tout cela tourne.
- Cela dit, le 20 décembre, l'affaire ne sera pas finie.
- L'histoire n'est pas achevée puisque le Parlement européen aura à se prononcer au printemps.
- Donc vous voyez, c'est quand même un projet d'accord qui a 25 ans d'existence.
- S'il avait été aussi bon que ça, il serait déjà signé.
- Donc on va dire excessive vigilance jusqu'au 20 décembre.
- Au fond, si Mercosur aussi inquiète autant, c'est que derrière il y a cette question de la souveraineté alimentaire qui est le cœur du métier des agriculteurs.
- Et vous vous dites souvent, Annie Genevard, ministre aussi de l'Agriculture et des agriculteurs, le 8 décembre, vous lancez un grand plan qui est le...

Transcription générée par IA

Revenir
au direct

À Suivre
/