Retranscription des premières minutes :
- Votre invité politique ce matin, Laurent Panifous, qui est le ministre en charge des relations avec le Parlement et élu de l'Ariège. Je le signale aussi au passage.
- Bonjour, Laurent Panifous. Bonjour à tous.
- Les tracteurs dans Paris, vous soutenez nos agriculteurs. C'est vrai que vous êtes un élu rural, hein ? Oui, exactement. Je suis encore conseiller municipal de mon village, le Fossat en Ariège, oui.
- Oui. Et vous soutenez ces agriculteurs ou pas ? Je soutiens le monde agricole depuis très longtemps. Je mesure les crises qu'ils traversent, crises sanitaires, crises climatiques, crises économiques.
- Et aujourd'hui, nous sommes au point d'orgue de ces crises ou peut-être la convergence de toutes ces crises avec, en fond, la question aussi du Mercosur.
- Donc le monde agricole a besoin d'être accompagné.
- Voyons dans le détail avec vous. Il y a d'abord la lutte contre l'épidémie de dermatose modulaire.
- Oui.
- Où est-ce que...
- Où est-ce qu'on en est ? Écoutez, c'est...
- Parce que vous savez, ce qu'ils attendent, les agriculteurs, c'est qu'on change le protocole.
- Alors qu'on change le protocole avec une grande difficulté.
- Des syndicats, des scientifiques, ils se sont mis d'accord sur un protocole.
- Dans un premier temps, ce protocole est appliqué.
- C'est-à-dire l'abattage.
- C'est-à-dire l'abattage de tout le troupeau, d'un troupeau qui n'est pas vacciné, lorsqu'on trouve un cas de DNC, une vache malade, pour protéger tout le reste du cheptel du territoire et même français.
- Un protocole qui est utilisé depuis des mois.
- Et les agriculteurs qui remettent en cause, et même des syndicats qui remettent en cause ce protocole.
- Mais où est-ce qu'on en est du protocole scientifique qui a été annoncé ici même, à Haute-Place, par Annie Gennevard ? Écoutez, nous en sommes à ce point que la ministre a demandé à ce qu'une fois que l'ensemble du cheptel est vacciné, une fois qu'une période de 28 jours, je crois, est passée, c'est-à-dire que la vache est considérée comme protégée de cette maladie, alors est-ce qu'on peut interroger le protocole et faire en sorte qu'on n'abatte plus tout le troupeau, mais uniquement la vache malade, considérant que le territoire est protégé ? Cette question, à ce jour, n'est pas tranchée. Ceci est dans la main des scientifiques.
- Pourquoi est-ce qu'elle n'est pas tranchée, Laurent Pagnifous ? Je pense que l'évaluation de ce type de protocole...
- L'épidémie sera partie, il y aura une décision, c'est ça, en fait ? Non. Entre-temps, il se passe quelque chose d'important. Je suis d'accord avec vous sur une chose.
- Il faut que cette décision, si elle doit arriver, elle arrive le plus vite possible, parce que je peux vous dire et confirmer que l'abattage total du protocole est absolument dramatique pour les leveurs et même plus largement pour tout le territoire.
- Donc vous souhaitez qu'il y ait ce protocole, qu'on teste ce protocole, où on met en quarantaine le troupeau quand il y a eu un cas de...
- Moi, je souhaite deux choses, et c'est ce qui est en train d'arriver, et c'est arrivé en Ariège avant les autres départements.
- C'est que tout le cheptel soit vacciné le plus vite possible dans ces territoires à risque.
- Ça a été fait, le Premier ministre s'est engagé. L'Ariège est vaccinée à 100%.
- Donc priorité, vous dites ce matin...
- La partie du Sud-Ouest, 80%.
- C'est ça.
- À la vaccination.
- Bien sûr, à vaccination. Mais après, il faut avoir confiance qu'une fois que le troupeau est vacciné, ça a des conséquences commerciales, parce que ça crée des difficultés pour les éleveurs qui vivent dans ce périmètre de vaccination à exporter.
- C'est pour ça qu'on discute avec des pays comme l'Espagne, l'Italie, pour permettre l'exportation de bêtes vaccinées, parce qu'en fait, il n'y a pas de bonne solution. Les bêtes qui ne sont pas vaccinées sont exposées à la maladie.
- Les bêtes vaccinées empêchent, freinent le commerce.
- Soyons clairs, c'est vaccination à fond. Pour le reste, on verra.
- J'espère que le « on verra » va être le plus court.
- C'est possible, parce que nous avons besoin d'actes concrets.
- Et encore une fois, l'abattage total du troupeau est quelque chose qui est vécu de manière absolument dramatique.
- Et je le comprends intimement.
- Il y...
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