Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili. Et Jean-François Aquili, votre invité politique, l'invité politique de Sud Radio ce matin, c'est Sébastien Chenu, le vice-président de l'Assemblée nationale, député Rassemblement national du Nord.
- Bonjour, Sébastien Chenu. Bonjour, monsieur. Ce sera l'un des événements du jour, les obsèques de Brigitte Bardot, célébrée à Saint-Tropez. Marine Le Pen s'y rend. Vous-même, non. Elles sont à la hauteur, ces obsèques.
- Oui. Et je crois qu'elles ressemblent à ce que Brigitte Bardot souhaitait, c'est-à-dire à la fois quelque chose de très simple dans son village de Saint-Tropez, qu'elle a fait rayonner à travers le monde et qui permet d'envoyer ce petit signe à tous les Français qui l'aiment.
- Mais je pense que ça lui ressemble. C'est simple. C'est à Saint-Tropez. C'est pas un déploiement...
- C'est la proximité avec Marine Le Pen qui a fait polémique, à vos yeux ? Non mais la relation entre Marine Le Pen et Brigitte Bardot est très ancienne. Brigitte Bardot, vous savez, était une femme très libre. Je crois que c'est vraiment quelque chose qui la caractérisait.
- Et son soutien à Marine Le Pen était à la fois politique. Elle l'a dit d'accord avec les idées que défend Marine Le Pen. Mais c'était aussi un soutien d'une femme à une autre.
- Je crois que ces deux femmes-là s'entendent bien, parce que ce qui les réunit, c'est une forme de courage.
- Mais vous rappelez l'hommage à Johnny Hallyday. La présence du chef de l'État Emmanuel Macron aurait été souhaitable pour une personnalité telle que Brigitte Bardot.
- Elle a incarné la France pendant des décennies.
- Non mais je crois que Brigitte Bardot n'avait pas du tout envie qu'Emmanuel Macron vienne se greffer à ses obsèques.
- Et j'ai cru comprendre qu'elle l'avait fait savoir à travers la voix de son mari Bernard Dormal. Donc Emmanuel Macron n'est pas le bienvenu. Ça arrive de temps en temps. Il s'en remettra.
- Sébastien Chenu, une partie du pays...
- ...paralysé par la neige. Il y a eu 5 décès sur les routes hier en Ile-de-France, dans les Landes.
- Vous faites partie de ceux qui estiment que le gouvernement peut-être aurait dû prévoir certaines choses ? Non, moi, j'ai pas envie de polémiquer. Je veux plutôt m'attacher à saluer les hommes et les femmes qui travaillent et qui nous permettent de nous déplacer à minima, d'avoir une vie professionnelle et sociale à minima aujourd'hui. J'étais hier soir dans le Nord, dans ma circonscription, pour des voeux.
- Et sincèrement, je tire un coup de chapeau aux agents des services de l'État.
- Des services des départements qui nous aident. Il n'y a probablement pas suffisamment de préparation ou d'anticipation.
- On le dit à chaque fois que la neige tombe dans ce pays. Mais je veux plutôt m'attacher, vous voyez, pour le coup, à saluer ceux qui bossent.
- Et puis il y a les agriculteurs, Sébastien Chenu, qui, malgré les interdits préfectoraux, malgré la neige, se mobilisent.
- Des cortèges qui vont notamment vers la capitale. Vous les soutenez ? Oui. Alors les agriculteurs, franchement, comment ne pas avoir mal au cœur ? Pour nos agriculteurs, qui sont à la fois malmenés lorsqu'il s'agit d'envoyer la police contre eux, et aussi malmenés, évidemment, par ceux qui nous gouvernent, par Emmanuel Macron, qui les met dans un corner avec ce Mercosur qui les amènera, qui amènera notre agriculture à s'éteindre peu à peu.
- La France va-t-elle signer l'accord ? Vous savez, c'est dans 5 jours.
- La France va signer l'accord parce qu'en fait, cet accord, il va d'abord être...
- signé, puis adopté. Et vous savez qu'Emmanuel Macron a scindé le texte de façon à ce qu'il soit...
- Enfin, c'est pas lui qui l'a fait, mais il a laissé le texte être scindé à ce qu'il soit adopté à la majorité et non pas l'unanimité.
- L'unanimité, comme son nom l'indique, il aurait fallu que tous les pays européens soient d'accord.
- L'accord a été scindé en deux parties. Et la partie la plus compliquée pour nos agriculteurs, évidemment, sera votée à la majorité.
- Il y a une majorité... Il n'y a pas de minorité de blocage, Sébastien Chenu.
- Non, il n'y a pas de minorité de blocage. C'est Giorgia Mellone en Italie qui...
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