Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-9h, Maxime Liedot.
- Il est 8h13 sur Sud Radio et mon interview politique ou mon regard politique ce matin est Arlette Chabot.
- Bonjour Arlette.
- Bonjour.
- Mes meilleurs voeux ? Mes meilleurs voeux à vous et mes meilleurs voeux bien sûr à tous les auditeurs de Sud Radio.
- Que cette année soit peut-être un peu plus passionnante et un peu plus revigorante d'un point de vue politique cette année que celle précédente.
- Vous avez déjà mauvais esprit le 1er janvier à à peine 8h13.
- 8h13 minutes, voilà.
- Presque 8h14, il n'y a pas de limite ici, vous commencez à me connaître.
- Vous qui avez l'expérience des voeux présidentiels, ma chère Arlette, avant que nous en trions dans le détail des éléments du président, quel sentiment a dominé hier à l'écoute des voeux d'Emmanuel Macron ? C'était très étrange parce qu'au fond on avait l'impression, on a fini par se demander si on était le 31 décembre 2026 ou si on était effectivement le 31 décembre 2027-2025 parce que le président de la République évoquant la prochaine élection présidentielle, on pouvait trouver que c'était un peu tôt de nous dire, même si effectivement ce sera pour lui une grande difficulté de vivre cette période de campagne qui est déjà ouverte d'ailleurs.
- C'est un peu étrange dans le temps, il fallait bien regarder, non pas l'heure mais effectivement le calendrier pour se dire nous sommes en 2025, 31 décembre.
- Vous avez été dans un coma brutal durant plusieurs mois.
- Est-ce que vous vous attendiez à une allocation ? Est-ce que vous vous attendiez à une allocation ? Est-ce que vous vous attendiez à une allocation d'une telle nature en discutant dans les différentes rédactions que vous fréquentez avec vos contacts autour du président ? On pensait à une allocation anti, je cite, French bashing.
- On a évoqué une grande allocation dédiée à l'international et on a eu ces 10 minutes.
- Oui, on pouvait imaginer que le président auquel on a demandé de s'effacer de la scène nationale allait se concentrer sur l'international et finalement il n'est pas allé sur ce terrain ou si loin qu'on pouvait...
- On pouvait l'imaginer, sauf à nous dire que c'était le retour des empires et ça, ce n'est pas nouveau, ce n'est pas particulier à cette année 2025.
- Malheureusement, ça a commencé bien avant, ce retour des empires, les difficultés de l'Europe, même s'il se montre encore confiant dans l'Europe.
- C'est une Europe qui est en sérieuse difficulté aujourd'hui.
- Il a évoqué hier, pour une fois, les efforts de l'Europe de la défense qu'il avait été les premiers à dessiner.
- Malgré les complications, il se dit confiant, comme vous le dites, dans ce mécanisme-là.
- Oui, et puis, c'est vrai, il a raison.
- Il croit en l'Europe.
- C'est vraiment ce qui restera la marque de ce président.
- Avec une Europe de la défense qui, on ne va pas dire existe, parce que si on regarde du plan industriel, à quel point c'est compliqué, même quand la France et l'Allemagne veulent construire ensemble un nouvel avion, on voit bien que les querelles, les rivalités industrielles...
- Entre chefs d'industrie, entre diplomates...
- Voilà, mais surtout les industriels, parce qu'il y a des intérêts.
- C'est ce qui mine, au fond, l'Europe.
- À se mettre d'accord, ou la difficulté extrême à se mettre d'accord sur des projets communs, parce qu'il y a des rivalités, notamment industrielles, et je ne parle pas, bien sûr, des compétitions politiques qui, de temps en temps, peuvent s'effacer.
- C'est le cas aujourd'hui entre la France et l'Allemagne.
- Et puis, il y a peut-être aussi une occasion perdue, je trouve, pour le président de la République.
- Occasion perdue ? Oui, parce que c'était de redessiner, effectivement, de nous parler de l'enjeu international.
- Vous vous souvenez que le 14 juillet, il a eu des mots très forts sur la menace, qui vise la France.
- Là, il a eu été, j'allais dire, assez soft.
- Et quand le président de la République a décidé de recréer un service militaire, même s'il est volontaire, un service militaire, c'était aussi une occasion pour le président de s'adresser aux Français.
- Bien sûr, il est volontaire, encore une fois, pas...
Transcription générée par IA