Retranscription des premières minutes :
- Il est 8h12 sur Sud Radio et mon invité politique ce matin c'est Edwige Diaz, députée RN de Gironde et vice-présidente du groupe RN à l'Assemblée Nationale. Bonjour.
- Bonjour, merci pour votre invitation et bonne année à tous vos auditeurs.
- Mes meilleurs voeux également, merci d'être avec nous ce matin. La une de cette actualité qui n'a pas décidé visiblement de prendre la fameuse route de la trêve des confiseurs, c'est ce qui se passe du côté de l'Ariège à nouveau, la dermatose nodulaire, nouvel abattage alors que la plupart du troupeau, le troupeau a été vacciné.
- Est-ce que cela veut dire que le gouvernement s'est planté dans sa façon de gérer la crise, de gérer cette vision, cette stratégie vaccinale ? C'est peut-être un peu tôt pour le dire, en tout cas moi je me souviens qu'au mois d'octobre, le 28 précisément, notre collègue député du RN, Julien Rancoule, avait alerté la ministre de l'Agriculture, Annie Gennevard, pour lui dire prévoyez suffisamment de vaccins, anticipez cette crise parce que nous courons à la catastrophe.
- Hélas, comme souvent le RN qui avait raison n'a pas été écouté, aujourd'hui on se retrouve avec des drames, des drames pour l'agriculture bien sûr, parce que quand on abat un cheptel, c'est tout un patrimoine génétique du troupeau qui disparaît, mais c'est aussi et surtout une catastrophe.
- C'est une catastrophe sentimentale aussi pour les agriculteurs, doublée d'une catastrophe économique.
- Et puis cette crise de la dermatose nodulaire contagieuse, en fait c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase, parce que les agriculteurs sont en souffrance depuis très longtemps.
- Et d'ailleurs vous savez, j'ai réécouté les voeux d'Emmanuel Macron de l'année dernière, et il disait nous allons continuer d'être aux côtés des agriculteurs.
- Mais c'est pas vrai, il n'était déjà pas aux côtés des agriculteurs l'année dernière, et il ne l'a pas été visiblement cette année.
- Donc moi je voudrais le dire, oui au Rassemblement National nous soutenons vraiment nos agriculteurs, et nous nous battons pied à pied, que ce soit au Parlement européen, que ce soit à l'Assemblée Nationale, pour faire en sorte qu'ils ne soient pas les grands sacrifiés de la souveraineté nationale.
- Mais qu'est-ce qu'on fait pour cette crise-là, Elvige Gaze ? On était tout à l'heure avec le directeur de la Chambre de l'Agriculture du côté de l'Ariège, il nous disait bon maintenant il faut changer de stratégie.
- Comment on change de stratégie, vous, le Rassemblement National au pouvoir, face à une telle crise, quelles décisions vous prenez ? En fait Marine Le Pen l'a exprimé très clairement, elle a dit il faut réunir les acteurs de la filière, donc les agriculteurs, les chambres, les vétérinaires, les industriels aussi, pour voir ce qu'il existe comme vaccin, parce qu'en fait les vaccins ne sont même pas produits en France.
- Et d'ailleurs c'est pour ça que le gouvernement n'a pas pu vacciner l'ensemble du cheptel français, parce qu'en fait nous avons totalement désindustrialisé notre pays, donc nous ne sommes plus en mesure d'avoir notre souveraineté en matière de vaccination.
- Vous vous dites que ce matin le gouvernement n'avait pas les doses nécessaires, quand les agriculteurs nous disent, moi on a demandé une vaccination, on ne nous l'a pas accordée, c'est parce qu'il n'y avait pas les doses nécessaires ? Oui c'est ça, c'est parce que la question de la santé, comme tout le reste, a été méticuleusement détricotée par Emmanuel Macron, si bien que tous les vaccins qui ont été injectés à nos animaux, et bien en fait sont pour l'immense majorité d'entre eux des vaccins importés, c'est quand même pas normal qu'en France on en soit là, et je le dis en fait, le gouvernement a capitulé dans tous les domaines, et franchement Madame Gennevard qui a fait des pieds et des mains pour rester au gouvernement, et bien son rôle c'était d'anticiper cette crise, c'était d'être aux côtés des agriculteurs, et très sincèrement je le dis, pas d'envoyer les blindés contre les agriculteurs, moi vous voyez, il y a quelques jours j'étais au barrage, dans un barrage en Gironde, c'est le barrage de Sestas, j'ai été voir les agriculteurs pour leur apporter mon soutien, ils m'ont dit, ils...
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