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20 ans des émeutes de 2005 : la police est-elle trop souvent injustement accusée ?


Vingt ans après la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré et les émeutes urbaines de 2005 qui ont secoué la France, la fracture entre jeunes des quartiers populaires et police reste vive. La défiance perdure, nourrie par les réseaux sociaux, la persistance des discriminations et une institution policière sous tension et de plus en plus armée. On en parle tout de suite !

Retranscription des premières minutes :

- « Madame, Monsieur, bonsoir. Flambée de violence cette nuit à Clichy-sous-Bois après la mort de deux jeunes adolescents qui, inconscients du danger, s'étaient cachés dans un transformateur EDF. Ils ont été électrocutés. » Voilà à quoi ressemblait Clichy-sous-Bois hier soir. Des feux de voiture aux quatre coins de la ville, des bâtiments administratifs prêts pour cibles.
- Compiés, bâtiments publics et surtout policiers sont les principales cibles des émeutiers.
- « On dit que le destin a été poussé par quelque chose. C'est de la faute peut-être de la police. On ne sait pas. » « Montrez-vous ! » « Cette onzième nuit d'émeute a été aussi la plus violente. Il ne s'agit plus uniquement de banlieue. L'ensemble du territoire est concerné.
- Et je vous le disais, c'est en région que les incendies ont été les plus nombreux, notamment du côté de Toulouse, Rennes, Lille et Saint-Etienne. » « C'est de la sécurité et de l'ordre public. » « Conseil des ministres exceptionnel ce matin. Le gouvernement va se réunir avec un jour d'avance pour réactiver une loi qui date de la guerre d'Algérie, la loi sur l'état d'urgence. » « Donc je pense que ça doit être une mesure exceptionnelle et nous veillerons à ce qu'elle reste exceptionnelle. » « En trois semaines, la police a placé en garde à vue près de 3000 personnes. Plus de 500 ont déjà été placées en détention, dont une centaine de mineurs. » Les vraies voix Sud Radio.
- « Jean-Michel Fauvergue, alors vous êtes 89% à dire que la police est trop souvent injustement accusée. Quel souvenir vous gardez ? Vous n'étiez pas en banlieue à l'époque en tant que policier de ce qui s'est passé il y a 20 ans. Et est-ce que vous avez eu le sentiment que les policiers étaient accusés de manière injuste ? » « Alors moi, je n'étais pas en France. J'étais en coopération au Gabon. Mais j'ai effectivement suivi ces émeutes-là de très près.
- Et bien évidemment, comme habituellement, j'allais dire... » « Actuellement, les policiers ont été accusés de tous les maux. La problématique dans une émeute urbaine, et on en a eu bien d'autres après ça. Dans une émeute urbaine, l'idée, c'est de faire du maintien d'ordre en évitant... » « Là, c'est 300 communes qui sont impactées. » « En évitant le plus possible d'avoir des blessés et voire pire. Ce qui avait été le cas. C'est-à-dire qu'il y a eu des blessés, certes, mais il n'y a pas eu de maux. » « Et il y a eu des maux aussi. » « Il y a eu des maux, pas... » « Pas un maintien d'ordre, hein. » « Ah non, mais... Non, je veux dire... » « Collatéraux. » « Des dommages collatéraux. Un qui a été tabassé parce qu'il voulait éteindre, je crois, un incendie de voiture. Et deux autres qui étaient morts intoxiqués. » « La problématique, c'est qu'effectivement, on a pris l'habitude de... Dans ce pays, on a inversé les choses. On prend l'habitude de dire que les violences, c'est la faute des flics. Les agressions, c'est la faute des victimes, etc. » « Il y a quand même quelque chose qui ne va pas très bien dans ce pays. » « J'ai été frappé. Je me rappelle parfaitement les événements d'il y a 20 ans. C'était très dur. Sarkozy a été remarquable à l'époque. Mais je suis frappé par deux choses. » « À chaque fois que la police est amenée à faire usage de la force légitime parce qu'elle a face à elle une résistance, on peut être à peu près sûr qu'elle sera présumée coupable. » « C'est toujours la police qui est présumée coupable. » « Et deuxième élément que j'ai vu... » « J'ai vu à propos de ces événements d'il y a 20 ans, il y a des sociologues qui se demandent, par exemple, pourquoi les personnes racisées veulent échapper au contrôle. » « Et les sociologues disent, naturellement, c'est parce qu'ils ont peur des violences policières. » « Et si on se demandait peut-être, après tout, si elles n'avaient pas peur d'être contrôlées. Donc à chaque fois, c'est la police...

Transcription générée par IA

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