Retranscription des premières minutes :
- Retrouvez la force de l'engagement avec AGP, épargne, retraite, assurance emprunteur, prévoyance, santé.
- Sud Radio, la force de l'engagement, 15h, 15h30, Muriel Reus.
- Bonjour à toutes et à tous, merci d'être avec nous pour la force de l'engagement, l'émission qui donne la parole à celles et ceux qui font bouger la société.
- Mon invité est Guillaume Gouffier-Valente, député du Val-de-Marne et vice-président de la délégation au droit des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes, entre les femmes et les hommes plutôt, à l'Assemblée nationale.
- Ensemble, nous allons parler d'engagement masculin, d'égalité, mais aussi de ce moment particulier où les avancées en matière d'égalité coexistent désormais avec des résistances de plus en plus visibles.
- Mais avant de vous donner la parole, Guillaume, je vous propose de nous engager contre la peur de l'égalité.
- Depuis plusieurs années, les droits des femmes occupent enfin une place centrale dans le débat public.
- Les violences sexistes et sexuelles ne sont plus totalement invisibles.
- Les féminicides sont désormais nommés.
- Le contrôle coercitif commence à être compris.
- Les entreprises se saisissent davantage des violences intrafamiliales.
- Les institutions produisent des rapports.
- Les médias ouvrent des espaces de parole.
- Et MeToo a profondément déplacé les lignes du silence.
- Mais derrière cette apparente progression, quelque chose est néanmoins en train de se produire.
- Une forme de fatigue collective autour de l'égalité, comme si une partie de la société considérait désormais que le sujet serait allé trop loin.
- Comme si parler des droits des femmes devenait excessif dès lors que cela interroge réellement les rapports de pouvoir.
- 60% des hommes estiment aujourd'hui que les féministes ont des demandes exagérées.
- 39% considèrent que le féminisme menace la place et le rôle des hommes dans la société.
- Et 13% des hommes et 8% des femmes doutent que les femmes puissent exercer la fonction de présidente de la république.
- Alors cette vision apparaît précisément au moment où l'égalité commence à produire des effets concrets dans le travail, dans la politique, dans la sexualité, dans la famille, dans les représentations du masculin et surtout dans la remise en cause de certains privilèges longtemps considérés comme naturels.
- Disons-le clairement, l'égalité n'est pas seulement une affaire de principe, c'est une transformation profonde de l'organisation sociale.
- Et c'est précisément pour cela que les résistances se durcissent.
- Avec la montée des discours masculinistes, dans les attaques contre l'éducation à la vie affective et relationnelle à l'école, dans les débats sur la natalité, dans le retour de visions politiques où les femmes redeviennent progressivement un enjeu économique, identitaire ou national.
- On l'observe aussi dans certains débats économiques.
- Le travailler plus pour gagner plus, la valorisation permanente de l'allongement du temps de travail, le travail du dimanche, la défiscalisation des heures supplémentaires.
- Notre société continue de penser les politiques publiques à partir d'un modèle implicite, celui d'un individu totalement disponible pour le travail, un modèle historiquement masculin qui repose encore sur une réalité invisible, un temps domestique, le soin, la charge familiale majoritairement assumée par les femmes.
- Pendant ce temps-là, les féminines stagnent, les violences persistent, les inégalités économiques demeurent massives.
- Et une partie du débat public semble davantage préoccupée par la fatigue des hommes face au féminisme que par la fatigue des femmes face aux violences et aux inégalités.
- Alors peut-être faudrait-il rappeler une chose essentielle, l'égalité n'est pas un confort idéologique, ce n'est pas une option culturelle, ce n'est certainement pas une menace, c'est une condition démocratique fondamentale.
- Aujourd'hui dans la force de l'engagement, je donne la parole à Guillaume Gouffier-Valente, député du Val-de-Marne, vice-président de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les femmes et les hommes, à l'Assemblée nationale.
- Bonjour Guillaume.
- Bonjour Muriel.
- Je suis très heureuse de vous avoir à mes côtés aujourd'hui.
- Depuis plusieurs années, vous portez au Parlement les questions liées aux violences faites aux femmes, à l'égalité professionnelle, aux droits reproductifs, à la place des femmes dans les espaces de pouvoir.
- Votre engagement vient aussi de votre histoire personnelle, c'est ce qu'on a partagé en préparant cette conversation, une mère ouvrière, une famille monoparentale, les difficultés qu'elle a traversées.
- Alors finalement, on peut se poser cette question, est-ce que l'engagement...
Transcription générée par IA