Par Benjamin Glaise avec Arnaud Chiche
Santé : Un collectif menace de descendre dans la rue en septembre
Arnaud Chiche, fondateur du collectif “Santé en danger”, menace François Bayrou, le Premier Ministre, de descendre dans la rue en septembre pour contester contre les mesures envisagées par le gouvernement dans le secteur de la santé
Retranscription des premières minutes :
- Le Grand Matin Sud Radio, 8h10, Benjamin Glaise.
- Il est 8h13, Sud Radio, c'est à la une, la santé à l'os sur les 44 milliards d'euros d'économie prévus par François Bayrou.
- La santé devrait représenter 5 milliards, c'est ce qu'il a annoncé, c'est trop pour les professionnels de santé.
- Certains appellent à une marche blanche à la rentrée et c'est votre cas, Arnaud Chiche, bonjour.
- Bonjour.
- Un grand merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio.
- C'est moi qui vous remercie.
- Oui, parce qu'on a besoin de l'entendre ce message-là, effectivement, puisque ça commence à monter, cette idée de marche blanche.
- Vous êtes, je le rappelle, un médecin anesthésiste réanimateur, fondateur du collectif Santé en danger.
- Tout d'abord, qu'est-ce que vous entendez par ce terme de marche blanche ? Vous estimez qu'avec ce budget, la santé est clairement en danger ? Oui, avec ce rabot sur les budgets santé, comme vous avez dit dans votre présentation, la santé est déjà à l'os.
- Alors, qu'est-ce qu'il y a derrière ? Je vais vous le dire, ce n'est pas terrible ce qu'il y a derrière.
- Donc, on est très inquiets parce que la santé, c'est une question de patients, Benjamin Gleize.
- C'est l'affaire des Français et la santé, c'est le cœur de notre société.
- Donc, c'est parce que nous, on est des professionnels sérieux, c'est notre devoir de se mobiliser si on estime qu'on ne peut plus soigner les Français dans les meilleures conditions possibles.
- Il n'est pas question, il n'est pas entendable.
- En 2025, dans un pays comme la France, celui des droits de l'homme, il n'est pas entendable que des Français soient exclus de soins de qualité.
- Donc, comme il y a une menace et qu'on est inquiets, on se mobilise.
- La marche blanche, pour vous répondre, c'est une grande marche blanche pacifique, mais vous savez...
- Avec une date déjà de prévue ou pas ? Mais ça, c'est secret, Benjamin Gleize. Il va falloir m'inviter plus tard.
- Ça, c'est du teasing.
- Oui, alors, pourquoi ce terme de marche blanche, concrètement ? Parce que vous savez bien que dans...
- Quand même, dans la psychologie des gens, la force blanche, ça représente bien les soignants.
- Bien sûr.
- Voilà. Et puis le blanc, c'est aussi la paix, à mes yeux. En tout cas, j'y tiens.
- Et on n'est pas des révolutionnaires. On est des gens tout à fait calmes, des gens tout à fait sérieux.
- Puis vous savez, à la rentrée, nous, on aura tous autre chose à faire qu'une marche blanche.
- Il faut bien comprendre que notre préoccupation principale, c'est de s'occuper de la santé des Français.
- Et croyez-moi que si des responsables syndicaux, de collectifs, d'associations réagissent par l'organisation d'interprètes, c'est l'événement, c'est parce qu'on y est contraints, parce qu'ils ne nous écoutent pas.
- Le collectif s'entend en danger. En fait, il est en lien avec l'État depuis cinq ans, depuis le Covid.
- Et le ministre actuel fait des belles choses.
- Et il n'est pas question de remettre en question tout ce que fait le ministre Yannick Néder, qui se dépatouille, qui a supprimé le numéro sclosus, le concours de médecine.
- Il faut comprendre qu'en France, on manque de médecins. Les Français le savent.
- Mais il faut aussi savoir que le concours de médecine, il obligeait des jeunes à aller faire des études à l'étranger.
- On est inquiets, Benjamin Glees.
- Est-ce qu'aujourd'hui, les officines de pharmacie ferment et vont fermer ? Parce que l'histoire des génériques et de leur marge, en fait, ce n'est pas une question de rémunération.
- C'est une question d'existence des officines.
- Comment on va faire pour distribuer des médicaments aux Français ? Il faut que les Français sachent aussi que cette histoire de marge va avoir un impact sur le risque de pénurie médicamenteuse.
- C'est de cela dont on parle. Sur vos antennes, il y a quelques mois, années, on parlait beaucoup de pénurie de médicaments élémentaires.
- On parle d'un...
- C'est encore le cas pour certains médicaments.
- On va majorer le risque de pénurie, puisque les laboratoires pharmaceutiques ne vont plus aimer le marché français.
- Les médecins généralistes, on n'en a plus. C'est devenu un luxe d'avoir un médecin de famille.
- Les infirmières libérales...
Transcription générée par IA