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Dissolution de l’Assemblée : pourquoi Macron a cédé 

Par Jean-Baptiste Giraud

Au soir des élections européennes, Emmanuel Macron a annoncé de nouvelles élections législatives, dès la fin du mois de juin.

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(Capture d'écran du président Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée pour annoncer la dissolution de l'Assemblée nationale le 30 juin 2024 à Paris) Ludovic MARIN - AFP

Après la déferlante de la victoire du RN aux élections européennes, le choc de la dissolution surprise de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron. Mais pourquoi a-t-il pris cette décision ?

Une cartouche grillée par Macron

"Hier soir, le résultat des élections européennes n’était pas surprenant, juge Jean-Philippe Derosier, professeur de droit public. Mais il est incontestable que le camp du Président et de la majorité présidentielle a essuyé une véritable déroute. Il fallait donc une réponse institutionnelle. Cela aurait pu être un changement de Premier ministre. Sauf que le Président a grillé cette cartouche, inutilement d’ailleurs, au mois de janvier en limogeant Élisabeth Borne presque sans raison."

"La seule autre solution qui se présentait à lui était de dissoudre l’Assemblée nationale.
L’article 12 de la Constitution impose que les élections soient organisées entre 20 à 40 jours après. En raison d’un précédent historique malheureux : quand le maréchal Pétain avait dissout sans jamais convoquer de nouvelles élections. La Constitution empêche cela."

Après la dissolution, des élections

"Là, il y a un détail supplémentaire dans ce calendrier : pas seulement les Jeux Olympiques, mais aussi le fait que le 14 juillet tombe un dimanche, juge Jean-Philippe Derosier, professeur de droit public. Ce n’est pas formellement interdit, mais ce serait quand même malvenu d’organiser des élections le jour de la fête nationale. Ni le premier ni le second tour ne pouvait se dérouler après, du fait de ce délai de 40 jours. C’était donc nécessairement avant."

Le chef de l’État n’aurait-il pas pu l’annoncer et le faire en septembre prochain, au lieu d’avoir un gouvernement en transition durant les jeux ? "C’était une possibilité, mais l’actualité politique est toujours brûlante. C’est aussi au soir d’une élection que l’on doit en tirer les conclusions. On voit là une précipitation à laquelle le Chef de l’État ne nous avait pas habitué. S’il avait tardé, les partis politiques l’auraient pressé d’avoir une prise de position au lendemain de ce scrutin à l’impact historique."

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