Comment (bien) choisir son taux d'imposition du prélèvement à la source ?

Nous avons jusqu’à samedi 15 septembre pour choisir le taux d’imposition qui va déterminer le montant de l’impôt prélevé sur notre bulletin de salaire à partir de janvier prochain. Si on pense s’être trompé on pourra quand même changer de taux jusqu’à fin décembre, mais comment faire le bon choix ?

Nous avons le choix entre 3 taux : le taux individualisé, le taux personnalisé et le taux neutre.

Vous êtes célibataire. C’est très simple : le taux individualisé ou personnalisé, c’est pareil.

Vous êtes marié, ce n’est plus la même chose. Vous pouvez choisir le taux personnalisé si vous et votre conjoint gagnez à peu près la même somme et si vous avez un compte commun. Vous faites jouer la notion de foyer fiscal.

Mais si vous gagnez beaucoup plus que votre épouse et si vous avez des comptes séparés, vous avez intérêt tous deux à choisir le taux individualisé. Celui qui gagne un petit salaire a de grandes chances de ne pas être imposable.

Mais que l'on soit avec un taux personnalisé ou individualisé, on paie le même montant d’impôt.

Dans le choix du taux personnalisé, c’est le foyer qui paie. Dans le choix du taux individualisé, ce sont deux individus. Mais l’impôt est plus lourd pour celui qui gagne le plus. La somme à donner au Trésor Public est la même. Il n’y a pas de tour de passe-passe avec les taux.

Pour le taux neutre, en revanche, il ne présente un intérêt que pour ceux qui ne veulent pas que leur employeur connaisse leur taux fiscal de référence.

Mais sincèrement le taux recouvre une multitude de situation pour des milliers de contribuables, donc il ne livre pas de secrets à votre patron. Et puis attention ! Si le taux qui correspond à vos revenus est de 14 % et que vous décidez d’opter pour le taux neutre à 10 %, vous devrez reverser chaque mois de l’argent au fisc en plus du prélèvement sur votre bulletin de salaire !  Normal le taux de 10 % est plus faible que celui de 14 %. Le fisc n’oubliera pas de vous prendre de l’argent sur votre compte.

S'agissant des crédits d'impôts, le gouvernement a décidé de faire simple.

Avec le prélèvement à la source, l’argent qui est prélevé sur votre salaire ne tient pas compte des déductions d’impôts.

Ça signifie que vous faites une avance de trésorerie. Des contribuables peuvent connaitre des difficultés financières. Le fisc a donc décidé de verser un acompte de 60 % en janvier. Puis le solde de 40 % en juillet. Une régularisation sera possible en septembre. Sont concernés par cette mesure les crédits d’impôts pour les services à la personne, les frais de garde d’enfants ou de personnes âgées en Ehpad. Les dons, mais aussi tous les crédits d’impôts, pour l’investissement locatif, comme les dispositifs Duflot, Pinel et Scellier...

 


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