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Affaire Daval : quand le féminisme s’ingère dans les affaires judiciaires

Les commentaires de Marlène Schiappa autour de l’affaire Daval ont fait polémique. De plus en plus souvent, les violences faites aux femmes suscitent ce genre d’intervention.

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Il faut bien comprendre ce qui s’est passé : une secrétaire d’État a donné son avis sur la défense choisie par l’avocat d’un mis en examen. Ce faisant, elle laissait entendre que certains arguments seraient interdits à la défense quand il s’agit du meurtre d’une femme. Il y aurait donc des crimes spécifiques pour lesquels les accusés seraient condamnés par l'opinion à des circonstances aggravantes. C’est le sens du mot "féminicide" inventé par les féministes. Au départ, on prétend forger un concept pour parler des violences faites aux femmes, de ces femmes qui meurent sous les coups d’un conjoint violent. Et puis, finalement, tout meurtre d’une femme par un homme devient un féminicide, comme si la mort d’une femme était plus grave que celle de qui que ce soit d’autre.

Il faut peut-être le rappeler, chaque cas est singulier, et, en l’occurrence, on voit mal comment cette histoire tragique et totalement hors du commun pourrait servir d’étendard à la cause des violences faites aux femmes. Cette malheureuse jeune femme n’avait pas vraiment le profil d’une femme battue. Mais ces interventions dans le champ judiciaire se multiplient et cela commence à prendre un tour inquiétant.

Affaire Tron, affaire Darmanin… À chaque fois, on voit intervenir des professionnelles du féminisme qui prennent les salles d’audiences pour des lieux de manifestation. Dans l’affaire Darmanin, Le Monde révélait récemment qu’après un premier abandon des poursuites, c’est Caroline de Haas qui avait convaincu la plaignante, ou plutôt son mari, que ce qu’elle avait vécu pouvait être présenté à la justice comme un viol. Quoi qu’on pense de l’affaire et de ses protagonistes, on peut tout de même s’interroger sur le rôle de l’ancienne patronne d'Osez le féminisme, qui vit aujourd’hui des formations qu’elles dispense sur l’égalité homme-femme à des administrations publiques et des collectivités territoriales. Le militantisme subventionné est assez confortable.

Certes, des faits divers révèlent un phénomène plus profond, mais encore faut-il ne pas instrumentaliser systématiquement, car alors, plus rien n’a de sens et le message ne peut pas passer. Même l’affaire Jacqueline Sauvage a montré que cette cause des femmes battues méritait mieux que de mauvais étendards et des féministes opportunistes.

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