"Près de 2.000 boutiques ont fermé après le premier confinement"

Pour les commerces dits "non-essentiels", l'annonce du reconfinement a été un nouveau coup dur. Beaucoup craignent la faillite. Reportage de Lionel Maillet.

Les rues de Montpellier après le couvre-feu le 17 octobre 2020. (Photo by Pascal GUYOT / AFP)

L’annonce du reconfinement généralisé de la population française, faite par Emmanuel Macron mercredi 28 octobre 2020, est un coup dur pour les commerçants, surtout à l’approche de Noël. Les commerces dits "non-essentiels", comme les fleuristes ou les librairies, doivent fermer. Pour certains, c’est la garantie de mettre définitivement la clé sous la porte. Reportage de Lionel Maillet.

"Nous on s’attend au pire, encore, pour la fin de l’année"

Monique Cassar, fleuriste et président de la Chambre syndicale des fleuristes des Bouches-du-Rhône avait commandé les chrysanthèmes pour la Toussaint. Mais le reconfinement va lui empêcher d’écouler son stock. Elle s’inquiète pour la profession : "l’impact ? Eh bien, ça va être que beaucoup de fleuristes n’arriveront pas à rouvrir avant les fêtes de fin d’année, parce qu’il n’y aura plus d’argent".

"Il y a eu, quand même, au niveau national, près de 2.000 boutiques qui ont fermé après le premier confinement", explique-t-elle. "Nous on s’attend au pire, encore, pour la fin de l’année et le début de l’année prochaine."

"On risque de fermer le salon."

Même inquiétude chez un couple de coiffeurs marseillais, malgré les aides de l’État promises. "On essaye de tenir le coup, comme on a fait au mois de mars."

"On a tenu deux mois, mais difficilement. On a eu le droit aux 1.500 euros et le chômage partiel", explique la coiffeuse. "Mais il y a toujours quelque chose à payer." "On risque de fermer le salon."