éditorial

L'édito de Jean-Baptiste Giraud

A propos...

Après 10 ans à BFMTV, il fonde l’hebdomadaire économique gratuit Economie Matin en 2004. Après l’avoir vendu, il le relance en pure-player en 2012. Il est également l’auteur d’une dizaine d’ouvrages e...
Jean-Baptiste Giraud ©Anthony Ghnassia
Economie

La "guerre du camembert" pourrait bien avoir lieu

La "guerre du camembert" pourrait bien avoir lieu

La "guerre du camembert" pourrait finalement bien avoir lieu. Précisions de Jean-Baptiste Giraud.

 

Finalement, la guerre du camembert pourrait bien avoir lieu. Hier, dans Libération, une trentaine de grands chefs cuisiniers ont dénoncé l'accord conclu autour de l'appellation "camembert de Normandie". Un accord qui permettra bientôt d'appeler "Camembert de Normandie", des camemberts industriels produits avec du lait pasteurisé, à condition qu'ils contiennent au moins 30 % de lait d'origine normande et que l'usine de fabrication soit installée en Normandie. Des exigences bien en deçà de ce qui se pratiquait jusqu'ici.

Les grands chefs signataires de La Tribune dans Libé dénoncent donc une pasteurisation à marche forcée, expliquant que le camembert risque de devenir une "vulgaire pâte molle sans goût, ce qui pour eux est une honte un scandale, une imposture.

Souvenons-nous également qu'une autre appellation va apparaître : "Le véritable camembert de Normandie". Une appellation qui sera réservée aux fromages préparés à 100 % à base de lait cru, ce que les auteurs de La Tribune dénoncent en expliquant que le camembert véritable va devenir un produit de luxe, réservé aux initiés. Et les intéresssés de réclamer au contraire du fromage au lait cru pour tous.

La hache de guerre est donc déterrée alors qu'on pensait au contraire que l'achèvement des négociations avait décrété l'armistice. Désormais, la justice est impliquée puisqu'une plainte pour "pratique commerciale trompeuse" et "appellation d'origine inexacte" a été déposée par l'association "Fromage de terroirs".

Rappelons donc à ceux qui nous écoutent ce qui fait la différence entre un vrai et un faux camembert de Normandie : c'est bien sûr sa préparation, sa fabrication - le lait cru ou pasteurisé - mais aussi, ne soyons pas naïfs, le prix :  à 2 ou 3 euros, n'espérez pas tomber sur du vrai grand camembert. Il débute au moins à 4 ou 5 euros...

>> L'intégralité de la chronique est disponible en podcast

 

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