Crise dans la filière aéronautique : "L’objectif est de tenir"

Jean-Michel Ségneré, PDG du Groupe Ségneré, spécialisé dans la sous-traitance aéronautique, était interviewé dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 2 juillet. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

Jean-Michel Ségneré est le PDG du Groupe Ségneré, spécialisé dans la sous-traitance aéronautique. Son groupe est installé dans les environs de Tarbes, avec différents sites de production.

 

Utiliser le chômage partiel

Que redoute-t-il en tant que sous-traitant, après l’annonce du plan de restructuration d’Airbus ? "C’est le début de la conséquence de la diminution des cadences, suite au quasi arrêt de l’aviation internationale, détaille Jean-Michel Ségneré. Si Airbus dit qu’il joue sa survie, pour les sous-traitants de rang 2 ou de rang 3, c’est tout simplement dramatique. Cela se traduit chez nous par des baisses de cadence de l’ordre de 60 à 70%."

Avec pas moins de 160 salariés, comment faire ? "Aujourd’hui, nous utilisons le dispositif de chômage partiel à hauteur de 50%, tant sur les salariés que sur les cadres et dirigeants. Nous sommes en train d’étudier le nouveau dispositif de chômage partiel longue durée, que nous allons proposer à notre Comité d’Entreprise. Tout est négocié et discuté avec les représentants du personnel."

Tenter de se diversifier

"Nous avons une chute de nos commandes de 40, 50, 60% pour une durée que l’on ne maîtrise pas, explique le PDG du Groupe Ségneré. Tout l’enjeu est là. Il faut essayer de garder tous les salariés le plus longtemps possible en attendant que la crise cesse. L’objectif pour nous et toute la filière est de tenir. Personne aujourd’hui ne remet en cause l’avion pour se déplacer. Maintenant, tant que nous aurons des foyers pandémiques un peu partout et que des continents seront fermés, on comprend bien que ce sera difficile."

"Nous sommes ultra-dépendants d’Airbus, nous travaillons un peu avec Dassault, détaille le chef d’entreprise. Nous avons lancé des diversifications dès le mois de mars. Nous avons la chance d’être sur un territoire où il y a deux locomotives, l’aéronautique et le ferroviaire. Nous essayons de nous tourner vers ce milieu-là. C’est compliqué, car quand on est formaté pour travailler avec certains process, la diversification n’est pas une chose aisée."

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