L’Élysée a annoncé ce déplacement dimanche soir afin de renouveler le dialogue avec les agriculteurs, en particulier les éleveurs touchés par des crises sanitaires, et d’aborder leurs principales préoccupations dans un contexte de frustrations persistantes.
Emmanuel Macron et les agriculteurs : entre inquiétudes et dialogue social
Lors de cette visite, le chef de l’État visitera une exploitation agricole, rencontrera des représentants de syndicats agricoles et échangera avec des organisations professionnelles locales pour aborder les préoccupations des agriculteurs français, notamment autour du traité de libre-échange UE-Mercosur et de la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse. Il doit aussi déjeuner avec des lycéens pour discuter de l’usage des réseaux sociaux et de la future loi visant à limiter leur accès avant 15 ans. Emmanuel Macron devrait ainsi afficher un soutien politique à la profession, fragilisée par des tensions sociales récentes, en amont du grand rendez-vous agricole parisien.
Comment s'organise un tel déplacement ? "L'Élysée annonce, le préfet passe par nous pour trouver une ferme et organiser cette rencontre avec la profession au mieux", explique au micro de Sud Radio Guillaume Faucogney, exploitant laitier à Cubry-lès-Faverney, en Haute-Saône.
"On est sur des marchés européens voire mondiaux, et la concurrence est complètement déloyale"
Guillaume Faucogney souhaite faire part de ses inquiétudes pour la profession au président de la République. "Est-ce que l'État français veut encore d'une France de production et de ses agriculteurs ? J'ai bien dit l'État français, car c'est surtout l'État qui nous met les bâtons dans les roues. Ensuite, les prix du lait qui sont en train de dégringoler depuis 4-5 mois. Les prix baissent parce que les prix du beurre et de la poudre sur le marché sont en train de s'effondrer. Les prix sont très volatils. De plus, on est sur des marchés européens voire mondiaux, et la concurrence est complètement déloyale", déplore Guillaume Faucogney au micro de Sud Radio.
Pour Guillaume Faucogney, tout ce dont les agriculteurs ont besoin, c'est des prix rémunérateurs : "Ce qu'on va demander à l'État, c'est… on ne veut pas d'aides, je ne veux pas d'argent des contribuables pour vivre, j'ai juste besoin de prix qui soient rémunérateurs. Dans le lait, sur les cinq dernière années, on a fait 3 années à perte, une année à l'équilibre, et ce n'est que l'année dernière qu'on a fait une bonne année".
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