Alors que le prix du carburant n’a pas baissé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, les marges brutes des distributeurs ont, elles, bien augmenté : trente à quarante centimes par litre de marge brute. Voilà de quoi mettre en rogne les automobilistes.
« Plus de 130 euros le plein, franchement ça fait mal »
Nicolas, automobiliste, déplore : « Sachant que les prix des barils ont augmenté alors que la guerre venait de commencer, les barils avaient déjà été achetés. Je ne trouve pas ça normal d'augmenter les prix alors que les barils avaient déjà été achetés. »
Dans son porte-monnaie, la différence se fait bien ressentir. « Plus de 130 euros le plein, franchement ça fait mal, surtout en fin de mois, c'est compliqué », explique-t-il d’un point de vue plus personnel.
« Pour 30 euros, je pouvais faire ma journée, maintenant c’est le double »
Pour les taxis, le sentiment d’être abandonnés par les distributeurs est grandissant. Abel, taxi parisien, est contraint d’adapter son activité : « Les longues distances, on les refuse parce qu'on n'est pas gagnant dans l'histoire. Pour 30 euros, je pouvais faire tranquillement ma journée, mais là, il a fallu faire le double, c'est bien dramatique », dévoile-t-il.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s'est agacé de la non-baisse des prix ces derniers jours. Moncef en appelle à l'action du gouvernement : « Pour moi, la solution optimale serait d'augmenter la taxe sur leurs (ndlr : les distributeurs) profits, même si c'est au moins de façon temporaire pour cette crise. »