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Kinder, Napolitain, Lulu : ces goûters épinglés par 60 millions de consommateurs

DÉCRYPTAGE SUD RADIO - Alors que le goûter reste un rendez-vous incontournable pour des millions d’enfants, une vaste enquête de 60 millions de consommateurs révèle l’ampleur de l’ultratransformation dans les produits vendus en supermarché.

Kinder, Napolitain, Lulu : les goûters épinglés par 60 millions de consommateurs

Après avoir analysé 82 références issues de 35 marques, le magazine dresse un constat préoccupant : plus de 90% des goûters étudiés présentent des marqueurs d’ultratransformation et affichent souvent des teneurs élevées en sucre et en matières grasses.

Biscuits fourrés, moelleux au chocolat et biscuits nappés sont les produits les plus problématiques

Les emballages colorés, les mascottes souriantes et les promesses gourmandes cachent parfois une réalité nutritionnelle bien moins réjouissante. Dans son hors-série de juin-juillet 2026 consacré à l’alimentation, 60 millions de consommateurs a passé au crible 82 goûters destinés aux enfants. Résultat : 91,3% des produits analysés sont considérés comme ultratransformés, c’est-à-dire qu’ils contiennent au moins un marqueur d’ultratransformation, comme des additifs, des émulsifiants, des arômes ou des ingrédients fortement transformés. Cette analyse a été réalisée en partenariat avec l’application Yuka.

Les enfants sont particulièrement exposés à ces produits. Selon les données citées par le magazine, les aliments ultratransformés représentent environ 46% de leurs apports énergétiques quotidiens, contre 36% chez les adultes. Les catégories les plus problématiques sont celles des produits chocolatés. Biscuits fourrés, moelleux au chocolat ou encore biscuits nappés concentrent les niveaux les plus élevés de sucre et les plus nombreux marqueurs d’ultratransformation. Parmi les références les plus mal classées figurent notamment Kinder Délice, Kinder Country, Napolitain ou encore plusieurs produits de la gamme Lulu de LU.

"Un enfant de huit ans mange quatre barquettes, il est déjà à son taux de sucre pour la journée !"

Au micro de Sud Radio, Sophie Coisne, rédactrice en chef adjointe de 60 millions de consommateurs, insiste sur l’ampleur des écarts observés entre les produits : "Les différences sont quand même assez majeures. Sur des biscuits au chocolat, par exemple, vous allez avoir parmi les pires, les Lulu L'Ourson. Un enfant de huit ans mange quatre barquettes, il est déjà à son taux de sucre pour la journée ! Et c'est marqueté pour les enfants, vous avez un ourson dessus, c'est fait pour les enfants. Et donc, cette marque fournit la totalité de la dose de sucre à l'enfant pour la journée. Et il n'a pas encore pris son petit déjeuner, il n'a pas encore pris son yaourt aromatisé !"

La journaliste pointe également du doigt certaines recettes particulièrement chargées en ingrédients. "Le sucre, c'est vraiment devenu un problème majeur. Le gras, on attire quand même l'attention sur le fait que dans les tout ce qui est galettes du Mont-Saint-Michel, qui sont quasiment des recettes proches du fait maison, il y a 5-6 ingrédients, pas plus. C'est assez extraordinaire en termes de recette. Après, c'est vrai que ce sont des produits globalement plus gras que les autres. Donc, il faut quand même se restreindre. Néanmoins, comparé à une catégorie comme les moelleux au chocolat, tout ce qui est Napolitains, au secours ! Il y a 24 ingrédients différents et 14 marqueurs d'ultra-transformation ! Ça veur dire qu'en plus des oeufs, on vous met des émulsifiants. Non seulement on vous met du sucre, mais on vous en met plusieurs types de sucre différents. Au secours, quoi !", s'émeut Sophie Coisne à l'antenne de Sud Radio, dans la rubrique "C'est quoi le problème ?" avec Félix Mathieu.

Goûters : des alternatives acceptables existent

Pour autant, l’étude ne condamne pas l’ensemble des produits du rayon goûter. Certaines catégories s’en sortent nettement mieux. Les biscuits secs nature, les pains au lait et certaines brioches affichent des compositions plus sobres et moins de marqueurs d’ultratransformation. Plusieurs références se rapprochent même de recettes que l’on pourrait retrouver dans une cuisine familiale.

Sophie Coisne rappelle ainsi qu’il existe des alternatives plus acceptables : "À côté de ça, vous avez des goûters qui sont tout à fait appétissants et qui amèneront de la satisfaction à l'enfant sans être ces bombes à la fois de sucre et de gras".

Pour les consommateurs, le principal enseignement de cette enquête reste donc la nécessité de lire attentivement les étiquettes. Le nombre d’ingrédients, la présence d’additifs ou encore la quantité de sucre constituent des indicateurs précieux pour distinguer les produits les plus raisonnables des références les plus problématiques. À l’heure du goûter, tous les biscuits ne se valent manifestement pas.

Retrouvez "C'est quoi le problème ?" avec Félix Mathieu.

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