2021, le billet d’humeur de Brigitte Lahaie

En ce début d’année, j’ai reçu des vœux positifs. Tout le monde pensant que 2021 serait meilleur que 2020. Or, rien n’est moins sûr car à la COVID risque de se joindre une crise économique douloureuse, des dépressions et de nombreuses souffrances humaines.

Brigitte Lahaie ©samuelkirszenbaum
Le billet d'humeur de Brigitte Lahaie

En 2020 l’astrologie nous mettait déjà en garde. Un amas planétaire en CAPRICORNE, signe par excellence du conservatisme, nous signalait qu’il était temps de changer de monde, de mettre un terme à nos trop vieilles habitudes. Certains auditeurs d’ailleurs, surtout lors du premier confinement, témoignaient d’une belle prise de conscience. Il était temps de donner plus de place à ce qui est essentiel dans leur vie au lieu de courir vers du toujours plus…

Vers une révolution ?

2021, toujours sur le plan astrologique donc symbolique, parle plutôt d’une révolution. Révolution au sens d’un chaos. Le chaos signifie danger certes mais aussi opportunité. Mais attention car plus on résiste, plus le choc devient violent.

Malheureusement, nous sommes dirigés par la peur que les médias prennent plaisir à divulguer tout azimut. La peur fait toujours plus grimper l’audimat, plus encore que le sexe ! Or, plus l’humain a peur, plus il se raccroche à ce qu’il connait : c’est-à-dire à ses vieilles habitudes.

Par peur de souffrir, on évite d’aimer et de s’engager dans une relation amoureuse. Par peur de mourir, on s’empêche de vivre et on se replie sur soi-même.

Cela explique pourquoi tant de Français acceptent de ne plus être libres de sortir. Mais cet enfermement sur soi provoque bien des dégâts. Nos anciens ne voient plus leurs proches et décompensent au point de déclencher d’autres maladies. Nos jeunes perdent pied, bon nombre d’entre eux s’inquiètent de leur avenir. Quant aux tout petits, ils découvrent le monde avec l’idée que l’autre est dangereux…

Est-ce vraiment ça la vie ?

Heureusement en France, des voix dissidentes s’expriment pour réclamer le droit de rester libre de se voir, de s’aimer, de travailler… Malheureusement, elles sont disqualifiées sous prétexte qu’il s’agirait d’une demande égoïste. Plutôt que de continuer à se laisser diriger par la peur et par des scientifiques qui ne cessent de se contredire, plutôt que d’espérer le retour du monde d’hier grâce à un vaccin qui ferait rempart contre tous les virus, ne serait-il pas tant de se demander quel monde de demain nous pourrions désirer ? Après tout, nous sommes peut-être encore en démocratie ? Je ne fais pas de politique mais il me semble dangereux d’être dirigé par des scientifiques.

Finalement, comme toujours, on parle beaucoup mais on ne sait presque rien, si ce n’est une menace de probabilité variable d’une pandémie galopante. Coluche aurait dit : « Quand on en sait aussi peu, et bien on ferme sa gueule ! » J’ajouterai à cela : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. »

Cessons de réagir en enfant gâté qui exige d’être protégé de tout. Acceptons qu’il y aura un avant et un après COVID. Plus vite nous intégrerons ce message, plus nous serons à unis et confiants les uns envers les autres.

J’embrasse tous ceux qui sont libres et je plains ceux qui ont peur de vivre libres…

Brigitte Lahaie