Yann Vallerie : "Faire sécession, c'est se séparer de la République française"

Yann Vallerie, rédacteur en chef de Breizh Info, auteur de « Sécession » (auto-édité), était l’invité de “Bercoff dans tous ses états".

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Yann Vallerie, invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

"Je ne suis plus le président de Jeune Bretagne parce que c’est un mouvement identitaire qui n’existe plus depuis 2013. Je suis exclusivement rédacteur en chef de Breizh Info, raconte Yann Vallerie au micro de Sud Radio. Pour revenir à votre question, faire sécession, ce n’est pas seulement géographique, c’est ce que j’explique dans le livre. C’est une sécession sur soi-même déjà, c’est une sécession communautaire, c’est une sécession éducative, c’est une sécession politique", énumère-t-il.

"Cela veut dire, tout simplement, se séparer gentiment de la République française, en tout cas des institutions, et de cet espèce d’esprit républicain qui est quasiment religieux aujourd’hui. C’est devenu un dogme, une religion, juge le rédacteur en chef de Breizh Info. Si on ne s’y plie pas, ou si l’on ne revendique pas d’être républicain, on est un pestiféré, un extrémiste ou tout ce que vous voulez. Dans mon livre, j’essaie de donner des pistes aux gens pour leur montrer qu’ils peuvent vivre en dehors de la République qui n’est qu’un système", explique-t-il.

 

Il faut faire sécession "entre la France métropolitaine et la France rurale"

"Je pense que la République française, la cinquième république, est à bout de souffle. Si elle ne s’éteint pas demain, ou si on ne la fait pas s’éteindre, on va droit dans le mur et notamment les autochtones que je cite dans mon livre. Christophe Guilluy a très bien défini la fracture qui était en train de s’agrandir petit à petit en France, entre la France métropolitaine et la France rurale, explique Yann Vallerie. Ce que je décris dans mon livre, en arrivant à Paris, c’est presque un choc thermique".

"Vous partez de votre campagne, de votre ruralité, où les gens se disent bonjour, où les gens se serrent la main, où le gens se sourient, où les gens sont majoritairement des autochtones donc, ethniquement, c’est assez homogène, juge-t-il. Quand vous arrivez à Paris, à Montparnasse, vous tombez sur des gens qui ne sourient plus, qui sont tristes, qui ne vous regardent pas, qui ne se serrent pas la main et qui sont de toutes nationalités, ça va dans tous les sens. Vous êtes dans une fourmilière. C’est pour cela que je pense qu’aujourd’hui, Paris, mais j’englobe toutes les métropoles, parce que les métropoles sont des petits Paris calquées sur le modèle parisien, sont en train de devenir le symbole d’une France qui n’est plus la France".

 

"Les blancs sont en train de devenir minoritaires dans certains endroits"

"Il y a toujours eu de l’accueil en France. Ce n’est pas le côté diversité ethnique qui à la base est un problème mais c’est en train de largement le devenir à partir du moment où ce que j’appelle les autochtones, c’est-à-dire les blancs, sont en train de devenir minoritaires dans certains endroits, explique l’auteur de Sécession. Notamment dans les métropoles. Là c’est un réel problème."

"Je ne crois pas du tout à la fable multiculturelle. On peut marteler tous les jours que la France est un pays multiculturel, mais en fait on s’aperçoit qu’on est plutôt en train de devenir le Brésil, l’Afrique du Sud ou peut-être demain les Balkans, juge Yann Vallerie. Moi ce n’est pas ce dont j’ai envie, ni pour moi, ni pour vous, ni pour mes enfants".

 

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Retrouvez “Le face à face” d’André Bercoff chaque jour à 12h dans Bercoff dans tous ses états Sud Radio.