Tournoi des 6 stations : du rugby sur neige pour "la convivialité"

Marc Lievremont
Tu es l'organisateur du tournoi des 6 stations, explique-nous le concept ?Yann Delaigue : Le concept c'est de faire un tournoi de rugby sur neige avec 24 anciens internationaux et 36 joueurs amateurs. On fait une tournée de station en station. Ca va démarrer le 15 février à Val Thorens, le 16 aux Menuires, le 17 à Val Morel, le 18 à Morillon, le 19 à Saint-Gervais et les 20 et 21 à La Clusaz pour la grande finale. Il y a toute une tripotée d'anciens internationaux comme Marc Lievremont, Dominici, Califano, Betsen, Magne, Dourthe, Iain Balshaw, Simon Shaw et d'autres. Tout le monde se mélange. Le rugby dépasse les frontières. On apprend à connaître des joueurs étrangers dans le Championnat de France parce qu'il y en a énormément. Et on se rend compte que ce sont de bons mecs et qu'ils parlent aussi le langage du rugby. Et le langage du rugby c'est aussi la 3e mi-temps.Quel est l'état d'esprit de ce tournoi ? Yann Delaigue : La notion numéro 1 c'est la notion de partage. Entre les pros et les amateurs. Mais aussi entre les joueurs et le public. Le partage avec les enfants. Chaque jour 30 gamins en association avec l'ESF vont s'initier au rugby. Le partage dans la 3e mi-temps. Il y a aussi la convivialité, parce que c'est une bonne rigolade pendant 7 jours.Marc Lievremont : C'est la 4e édition. On doit être un peu sado-maso. L'esprit c'est la convivialité. C'est une bande de fous furieux dans 6 stations des Alpes. L'accueil des montagnards. Du ski. Le contraste et le mélange entre des anciens internationaux et des joueurs amateurs. Du plaisir, mais aussi de la compétition.C'est quoi la différence entre le rugby normal et le rugby sur la neige ? Y.D : On joue à 7 contre 7. Les appuies ça va parce que le terrain et dur. Il est aussi moins grand. Mais c'est du vrai jeu avec plaquage. Il y a du vrai engagement et les équipes se prêtent au jeu.Au final c'est plus dur que les 6 nations ? M.L : Est-ce que l'on peut réellement comparer ? Physiquement pour moi c'est plus dur avec le rugby, le ski et les 3e mi-temps. On connaît l'accueil légendaire des montagnards. Mais il n'y a pas de comparaison possible évidemment. Ceux qui ont des appuis s'en sortent mieux et les gros en bavent.Il y a forcément un esprit de compétition puisqu'il y a des anciens internationaux ? Y.D : Oui. Ca on l'a en nous. C'est terrible. Même quand on y va pour rigoler, on ne veut pas lâcher. On veut gagner. Et ça crée une intensité dans ces matchs. Ça donne aussi une crédibilité à ce tournoi parce que c'est du vrai rugby.Qui est le meilleur pour le moment ?Y.D : Sans contestation c'est la famille Lievremont avec Les Menuires. Ça fait 3 ans qu'ils gagnent. On espère cette année que ce soit une autre compétition qui l'emporte.Il se dit que les Lievremont ne lâchent rien ? M.L : On n'est pas les seuls. On est nombreux. Cette année ce sera compliqué pour nous. On est tout de même l'équipe à battre. Mais ce trophée c'est évidemment un prétexte à la convivialité et au plaisir. On met en avant des fondations. Cette année la Serge Betsen Académy avec Serge Betsen. Et les Lièvremont parrainent l'association Action Enfance pour la 4e édition avec les Menuires. Il y a une levée de fond pour ces fondations.Qui peut venir perturber cette famille Lievremont ? Y.D : Les équipes sont très équilibrées. C'est dur à dire, mais tout le monde a en tête de faire tomber cette équipe des Menuires.En ski qui est le plus catastrophique et qui est le meilleur ?Y.D : Christophe Moni est le numéro 1 des catastrophiques. Le meilleur je dirais que c'est Olivier Magne. Étant jeune il a hésité entre le rugby et le ski, c'est dire le niveau qu'il a en ski.
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