Le premier long trajet pour rejoindre le lieu de vacances est souvent synonyme d’indépendance pour les 18-24 ans. Mais pour leurs parents, l'exercice vire fréquemment au cauchemar éveillé. Selon un sondage inédit OpinionWay pour Direct Assurance, 79 % des parents craignent que leur enfant ne perde la vie dans un accident de la route. Cette peur n'est pas infondée : le taux de mortalité des jeunes conducteurs reste deux fois plus élevé que la moyenne nationale, et la période estivale concentre à elle seule 28 % des accidents.
Le téléphone aussi nocif que la drogue ou l'alcool
L’angoisse ne se limite pas à une vague appréhension ; elle envahit la vie privée. 65 % des parents avouent avoir déjà passé une nuit blanche en sachant leur enfant sur la route pour une soirée, tandis que près de la moitié (49 %) vérifient leur téléphone de manière compulsive dans l'attente d'un message rassurant.

Cette méfiance est alimentée par un constat alarmant sur les comportements à risque. Pour 82 % des parents, il est quasi certain que leur enfant adopte au moins une conduite dangereuse. En tête des préoccupations : la fatigue intense (64 %), l'usage du téléphone (59 %) et la consultation de messages (51 %). Plus révélateur encore, les parents placent désormais les réseaux sociaux au même niveau de dangerosité que l’alcool ou la drogue.
Un sentiment d'impuissance
Le dialogue semble également rompu sur la question de la sécurité. Près d'un parent sur deux (47 %) est convaincu que son enfant lui cache ses comportements imprudents au volant. Seuls 32 % des parents estiment que leur progéniture serait totalement transparente avec eux en cas de prise de risque.
Face à ce sentiment d'impuissance, les familles appellent à des mesures radicales. 72 % des parents souhaiteraient pouvoir bloquer certaines fonctionnalités du smartphone pendant la conduite, et 66 % sont favorables à une formation complémentaire obligatoire incluant des témoignages de victimes.