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Procès de l'ultradroite: jusqu'à sept ans de prison pour six hommes

Six hommes, jugés à Paris pour un trafic d'armes dans la mouvance d'ultradroite pronazie, ont été condamnés vendredi à des peines allant jusqu'à sept ans de prison.

JACQUES DEMARTHON - AFP/Archives

Six hommes, jugés à Paris pour un trafic d'armes dans la mouvance d'ultradroite pronazie, ont été condamnés vendredi à des peines allant jusqu'à sept ans de prison.

Cinq des prévenus, âgés de 22 à 25 ans, ont été reconnus coupables d'association de malfaiteurs terroriste. Le sixième, un policier retraité de 61 ans, l'a été uniquement pour trafic d'armes, l'enquête n'ayant pas établi qu'il avait conscience que les armes qu'il fournissait pouvait avoir pour objet de mener des attentats.

Parmi ces six sympathisants de l'ultradroite la plus radicale, qui étaient soupçonnés d'avoir entretenu des projets violents contre les juifs, les musulmans, la communauté LGBTQ+ ou encore la gauche, figurent deux anciens militaires.

La peine la plus lourde, de sept ans de prison avec une période de sûreté des deux tiers, a été infligée au plus jeune prévenu, qui est apparu comme particulièrement rigide pendant le procès.

Né d'une mère japonaise et d'un père marocain, il a répété à l'audience son rejet du métissage et ajouté que s'il avait "délaissé certaines thèses" d'ultradroite, il en avait "gardé d'autres". Un suivi socio-judiciaire de six ans a été prononcé à son encontre.

Son avocate, Dominique Petit, a annoncé à l'issue du délibéré faire appel de cette décision.

Un autre homme, qui est apparu comme le pivot du trafic, a aussi été condamné à sept ans de prison, mais sans période de sûreté. Dans ses réquisitions, la procureure Marine Valentin a estimé que cet ex-soldat, qui a décrit une enfance bercée par le pétainisme, l'antisémitisme et le traditionalisme catholique, avait "évolué". Il écope aussi d'un suivi socio-judiciaire d'une durée de quatre ans.

Le policier a pour sa part été condamné à cinq ans de prison, dont 25 mois assortis d'un sursis probatoire pendant trois ans. Le reliquat de la peine ferme qu'il doit exécuter le sera sous bracelet électronique.

Les trois autres hommes ont pour leur part été condamnés à des peines allant de deux ans d'emprisonnement et trois mois de prison ferme, également à effectuer sous bracelet, à quatre ans ferme pour l'un d'eux qui ne s'est pas présenté à l'audience. Un mandat d'arrêt a été décerné à son encontre.

Sur une photo prise durant l'enquête et consultée par l'AFP, un tatouage ressemblant à une croix celtique encadrée d'ailes apparaît sur son crâne rasé.

AFP / Paris (France) (AFP) / © 2026 AFP

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