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Prix alimentaires: le gouvernement souhaite des discussions "au cas par cas" pour répercuter les hausses

Le gouvernement a appelé la grande distribution et les industriels agroalimentaires à entamer un "dialogue" constructif "au cas par cas" pour répercuter les hausses de coûts (énergie, emballages, carburant, engrais...) entraînées par la guerre au Moyen-Orient, après une première réunion lundi.

Ludovic MARIN - AFP/Archives

Le gouvernement a appelé la grande distribution et les industriels agroalimentaires à entamer un "dialogue" constructif "au cas par cas" pour répercuter les hausses de coûts (énergie, emballages, carburant, engrais...) entraînées par la guerre au Moyen-Orient, après une première réunion lundi.

Depuis un mois plane le spectre d'une réouverture des négociations commerciales, traditionnellement tendues et dont la fin a coïncidé cette année avec le début de la guerre au Moyen-Orient.

Le blocage du détroit d'Ormuz a depuis entraîné une hausse des prix du carburant, utilisé par les transporteurs, mais aussi des emballages plastiques ou de l'énergie utilisés dans les usines agroalimentaires. L'industrie demande que ces coûts soient répercutés dans les supermarchés.

Le gouvernement a, dès la mi-avril, affirmé qu'il ne souhaitait pas rouvrir l'ensemble des négociations. Une position réaffirmée lundi après une réunion convoquée par la ministre de l'Agriculture Annie Genevard et le ministre du Commerce Serge Papin "pour faire le point sur les hausses de certaines charges".

"Les ministres appellent les acteurs à entamer un dialogue constructif permettant d'identifier, au cas par cas, les postes de coûts pour lesquels des échanges permettraient de mieux tenir compte de leur alourdissement récent", ont-ils indiqué dans une déclaration commune.

"C'est maintenant qu'il faut discuter, c'est une question de survie pour l'agroalimentaire, il ne s'agit pas de négocier mais de répercuter les hausses subies, les distributeurs en sont aussi victimes", a déclaré à l'AFP Jean-François Loiseau, président de l'Association nationale des industries alimentaires (Ania), affirmant que la distribution avait demandé que les demandes de hausses soient "argumentées".

"Il ne s'agit pas de parler de dizaines de centimes, mais de quelques centimes pour le consommateur et ce serait un événement très ponctuel", a-t-il ajouté, rappelant que les matières comme le plastique étaient indispensables à la sécurité alimentaire des produits, notamment pour les produits laitiers ou la charcuterie.

"Il n'est pas question de rouvrir toute la négociation (...) mais reconnaissons quand même qu'il y a besoin d'ajustements sur un certain nombre de produits", a déclaré à l'AFP Jean-Luc Duval, vice-président de la Coopération agricole.

Les distributeurs n'ont pas formulé de "demandes généralisées" mais plutôt requis "des ajustements", a confirmé à l'AFP la déléguée générale de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), Judith Jiguet.

Celle-ci note, sans se l'expliquer, que ces demandes proviennent de grandes entreprises, pas de PME. Et portent notamment sur des produits laitiers, d'hygiène et de bricolage ainsi que certaines eaux et les huiles de moteur.

L'organisation d'industriels Pact'Alim, qui représente 3.000 PME et entreprises de taille intermédiaire (ETI) de l'industrie alimentaire, plaide pour "une répercussion rapide et concrète des hausses de coûts" et estime dans un communiqué que les clauses de renégociation sont "des dispositifs trop longs à déclencher ou fondés sur des indicateurs inadaptés".

AFP / Paris (France) (AFP) / © 2026 AFP

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