Alors qu’un meurtrier est remis en liberté un an après avoir tué au couteau il y a quatre ans Alban Gervaise devant une école à Marseille, la famille de la victime remet en cause l’irresponsabilité pénale.
Meurtre d'Alban Gervaise : un meurtrier en liberté
"C’est une libération partielle, précise Stéphane Bonichot, avocat de Christelle Gervaise, veuve d’Alban Gervaise, au micro de Jacques Cardoze sur l'antenne de Sud Radio. On se souvient que ce médecin militaire avait été tué par Mohamed L. en mai 2022 à Marseille. Elle a été communiquée par le parquet à Mme Gervaise quatre ans jour pour jour après la mort de son mari. C’est très difficile à comprendre et à encaisser. Il sera partiellement libre, suivi à l’hôpital pendant la semaine en journée. Le soir et le week-end, il rentrera chez lui."
Cet assassin avait été déclaré irresponsable. "Soit il est extrêmement dangereux comme on nous l’a dit, et c’est la conclusion des expertises psychiatriques. Il doit être alors fermement pris en charge durablement. Soit il n’est pas aussi irresponsable que cela, et on ne voit pas ce qu’il fait dehors. Dans les deux cas, on ne comprend pas. La chambre de l’instruction n’a pas jugé nécessaire de prononcer de mesure d’éloignement. Le meurtrier habite toujours là où habitent Mme Gervaise et ses enfants."
🔴Meurtre d'Alban Gervaise : le meurtrier remis en liberté, la colère de la famille
🗣️Me Stéphane Bonichot : "Et la chambre de l'instruction n'a pas jugé nécessaire de prononcer une mesure d'éloignement envers Madame Gervaise !" #GrandMatin
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— Sud Radio (@SudRadio) June 3, 2026
Un pourvoi en cassation
Il a échappé à la prison et à la cour d’assises, et à toute explication sur ses actes. Mais de quoi souffre-t-il ? "Selon les psychiatres, au moment du meurtre, une bouffée délirante a révélé une pathologie psychiatrique antérieure, notamment alimentée par une très forte consommation de cannabis. Nous avons contesté cette irresponsabilité pénale. Nous avions demandé une contre expertise", rappelle Stéphane Bonichot, avocat de Christelle Gervaise, veuve d’Alban Gervaise, sur l'antenne de Sud Radio.
"Il avait fait des repérages devant l’école, agressé d’autres personnes. L’irresponsabilité pénale aurait pu être levée. Depuis l’affaire Halimi, la loi avait été modifiée. On peut la lever quand une personne a consommé des substances psychoactives dans l’objectif de commettre les actes. C’est une condition très restrictive qui a été rejetée ici. Nous avons fait un pourvoi en cassation. On aurait dû prendre en compte la consommation volontaire de cannabis."
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