"Quand la fiscalité sur les carburants fait perdre de l’argent à l’Etat. Nous y sommes ! Le détroit d’Ormuz toujours bloqué, l’essence trop chère à la pompe, la voiture qui reste le plus possible à l’arrêt... l’effet est immédiat : 300 millions € en moins dans les caisses de l’Etat sur les dix premiers jours du mois de mai. La consommation de diésel et de sans plomb a baissé d’un tiers"
"Les recettes fiscales passent en négatif, 105 millions € en deçà du niveau d’il y a un an. Ce ne sont pas les oppositions qui communiquent sur le sujet, celles qui réclament une baisse provisoire de la fiscalité sur les carburants, mais le Premier ministre en personne : « il n’y a pas et il n’y a jamais eu de cagnotte », martèle Sébastien Lecornu sur X. Pas de bonus fiscal, pas de baisse non plus des 60% de prélèvements, la seule issue de la crise sera géopolitique. Et peu importe si les caisses se vident un peu plus"
"Ce sont les consommateurs-contribuables qui trinquent"
"En attendant, dans ce contexte de hausse des prix et de retour de l’inflation, ce sont les consommateurs-contribuables qui trinquent, mais aussi les entreprises. Avec une croissance restée nulle au premier trimestre, l’Etat doit faire 4 nouveaux milliards d’économies, la Sécu 2 milliards. Une piste est envisagée : faire un coup de rabot supplémentaire d’à peu près un milliard et demi sur les allègements de cotisations sociales"
"Jusqu’où les entrepreneurs seront ponctionnés ?"
"Branle-bas de combat au sein des organisations patronales, déjà échaudées, pour ne pas dire traumatisées par la dernière bataille budgétaire : les entreprises sont déjà passées à la caisse, avec le maintien de la surtaxe sur les grandes sociétés, de la cotisation sur la valeur ajoutée, le début de rabotage du pacte Dutreil, la nouvelle taxe sur les holdings... sans parler d’une fiscalité usuelle record. Jusqu’où les entrepreneurs seront donc ponctionnés ? Peut-être jusqu’à l’os, pour tenter en vain de combler des déficits et une dette sidérale qui s’aggraveront et plomberont la compétitivité, tant que personne, à gauche comme à droite, ne changera de logiciel"
Retrouvez l'édito de Jean-François Achilli à partir de 9h05 du lundi au jeudi dans La Vérité en Face