Le succès du Tour de France Femmes dépasse désormais le simple cadre de la compétition. En cinq ans, l'épreuve a contribué à professionnaliser le cyclisme féminin, attirer un public toujours plus nombreux et donner envie à une nouvelle génération de monter sur un vélo.
"Le cyclisme féminin est parti de très très loin"
L'engouement autour du Tour de France Femmes ne cesse de grandir. Au fil des éditions, les routes se remplissent, les audiences progressent et les coureuses deviennent des figures de plus en plus populaires. Un développement qui ne doit rien au hasard selon Paul Brousse. « C'est la cinquième année d'existence de ce Tour de France et ça va en adéquation avec le développement du cyclisme féminin », explique le sélectionneur des Bleues.
Pour lui, le chemin parcouru est considérable. « Quand on suit le vélo féminin depuis dix ans, on voit bien qu'il est parti de très très loin. On avait encore des filles qui étaient très peu payées, voire pas payées, dans des équipes dites professionnelles. » Une situation qui a progressivement évolué grâce à une meilleure réglementation et à la création du Tour de France Femmes en 2022.
"Tous les matins on a les audiences et ça monte crescendo"
Cette progression se mesure également sur le terrain. Paul Brousse observe une véritable transformation de l'ambiance au bord des routes. « Il y a de plus en plus de monde au bord des routes avec des pancartes, on connaît les athlètes, pas que les Françaises. » Un constat confirmé par les chiffres d'audience. « Tous les matins, on a les audiences et ça monte crescendo. On est sur de très beaux résultats. C'est le signe que le spectacle proposé par nos athlètes est top. »
L'intérêt du public dépasse désormais les seules grandes stars du peloton. Les spectateurs s'attachent aux coureuses et suivent davantage les courses, preuve que le Tour de France Femmes s'installe durablement dans le paysage sportif français.
Une vitrine appelée à grandir
Si le Tour de France Femmes ne dure aujourd'hui qu'un peu plus d'une semaine, son format pourrait encore évoluer. « C'est dans la trajectoire de développement. Ils y vont tranquillement. On est passé d'une semaine à huit ou neuf jours. On parle de dix jours, puis de quinze jours dans les prochaines années » estime Paul Brousse
Pour le sélectionneur, le Tour de France Femmes est avant tout « la vitrine » du cyclisme féminin. Une vitrine qui fait rêver les plus jeunes, attire un public toujours plus large et participe, année après année, à installer durablement le cyclisme féminin parmi les grands rendez-vous sportifs.