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Une nouvelle forme d’intelligence végétale ! - Curieux comme Rémy

Par La Rédaction

L’intelligence est une notion vaste et relativement floue, traditionnellement associée à la présence d’un système nerveux central. Des chercheurs de l’Université Cornell affirment avoir mis en évidence l’existence d’une nouvelle forme d’intelligence végétale ! Rémy André vous explique

Une grande verge d'or (Solidago altissima). | Wikimedia Commons

Rémy, après les éléphants qui s’appellent par leur nom, vous nous avez trouvé des plantes intelligentes ?

Non, non, je n’ai pas cette capacité mais Andre Kessler, écologiste chimiste à l’Université Cornell et le doctorant Michael Mueller expliquent dans leur récente étude que lorsque certaines espèces de plantes sont confrontées à un problème, elles sont en mesure de réagir à leur environnement. Pour ce faire, elles utilisent une sorte de mémoire couplée à ce qui est considéré comme une véritable capacité de prise de décision. C’est le cas notamment de la verge d’or, une espèce de plante aux fleurs dorées capable de percevoir les signaux de danger émis par ses congénères, sans besoin de contact direct, lorsque ces dernières sont dévorées par des insectes ravageurs par exemple. Elle modifie ensuite son comportement pour faire face à la menace.

Pour ces chercheurs cette réaction de préservation est un signe d’intelligence ?

D’après Kessler « Il y a plus de 70 définitions de l’intelligence et il n’y a pas d’accord sur ce que c’est, même dans un domaine donné ». Pour appuyer son argument qui soutient le fait que les plantes peuvent aussi se montrer intelligentes, Kessler et son collègue se sont tenus aux éléments qu’ils ont jugé fondamentaux et définissent ainsi l’intelligence comme « la capacité à résoudre des problèmes sur la base des informations obtenues de l’environnement vers un objectif particulier ». Dans un article paru en 2022, Kessler avait déjà constaté que lorsque les verges d’or étaient envahies par des coléoptères et que des plantes de la même espèce étaient présentes à proximité, elles toléraient la présence des insectes et poussaient même plus vite, mais, en même temps elles libéraient des composés défensifs et modifiaient l’indice de réflexion de la lumière rouge par les feuilles pour envoyer un « signal » aux verges d’or environnantes. C’est ainsi que cette différence dans la réflexion de la lumière et les composés organiques volatils (COV) produits servent d’avertissement d’un danger imminent, mais en plus les COV suggèrent aux coléoptères que la plante n’est pas comestible.

Peut-on considérer cela comme de l’intelligence ?

Personnellement je trouve que c’est au moins futé. D’ailleurs, les verges d’or sont loin d’être les seules plantes à utiliser les COV pour « communiquer » avec leurs voisines et les prévenir d’une menace. En effet, nous savons depuis les années 80 environ que certaines plantes échangent des informations de cette manière, un livre et un film de chercheurs allemands ont même expliqué que les arbres en font autant par leurs réseaux racinaires. Quoi qu’il en soit, l’écologiste a déclaré que les plantes sont en mesure de percevoir leur environnement de manière très précise et communiquent via des signaux chimiques pour déclencher une réponse collective en matière de croissance ou de métabolisme. Cette idée me plaît beaucoup...

Retrouvez toutes les vidéos de nos éditorialistes dans notre playlist dédiée. Rendez-vous dans le Grand Matin Sud Radio de Patrick Roger pour retrouver Curieux comme Rémy.

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