Le prix du carburant au plus haut depuis 40 ans se fait immédiatement ressentir dans les comportements des automobilistes. Sur Le Bon Coin, « depuis le début du conflit on a des recherches qui ont augmenté de plus 70% uniquement sur l’électrique », souligne Olivier Flavier, directeur général en charge de l’automobile pour Le Bon Coin, évoquant une hausse « considérable » et « très significative ».
« Le Français ne bascule pas directement vers l’électrique »
Face à l’instabilité des prix des carburants, les Français se tournent donc logiquement massivement vers des alternatives moins dépendantes des énergies fossiles. Néanmoins, si les recherches augmentent, la dynamique ne se traduit pas encore dans les achats. Car, si l’électrique suscite aujourd’hui un regain d’interêt, c’est bien « l’hybride qui domine aujourd’hui les intentions d’achat », explique Olivier Flavier.
« Le Français ne bascule pas directement vers l’électrique. Ça se fait progressivement ». L’hybride apparaît ainsi comme une solution intermédiaire rassurante, permettant de réduire la consommation de carburant sans bouleverser totalement les habitudes. Ainsi, les véhicules 100 % électriques ne représentent encore que « 3 à 4% des voitures vendues en occasion chaque mois » en France, preuve que le basculement total est encore loin.
🚘De plus en plus de Français tournent le dos au thermique
— Sud Radio (@SudRadio) April 7, 2026
🗣️Olivier Flavier (@leboncoin) : "Depuis le début de la guerre en Iran et la hausse du prix du carburant, les recherches liées à l'électrique ont augmenté de plus de 70%" #GrandMatin
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L’électrique et l’hybride convainquent les usagers
Mais une fois la transition amorcée, le retour en arrière est rare. « Quand quelqu’un a acquis une voiture hybride, l’achat d’après, dans 80% des cas, c’est de l’hybride ou de l’électrique », explique Olivier Flavier. Le phénomène est encore plus marqué pour les véhicules électriques : « Dans 95% des cas, vous gardez votre électrique ou vous repassez éventuellement à l’hybride ».
« Les prix ont baissé de plus de 35% depuis trois ans »
Malgré la dynamique, plusieurs obstacles continuent de freiner l’adoption de l’électrique. « La principale réticence, c’est l’autonomie », reconnaît Olivier Flavier, qui relativise le problème en rappelant que « Les Français circulent en moyenne 35 kilomètres par jour ».
Le temps de recharge est également un frein important, notamment pour les longs trajets. « Vous n’allez pas le faire d’une traite comme avant », note-t-il, soulignant la nécessité d’adapter les habitudes. Enfin, le prix demeure un facteur déterminant, même s’il reste plus avantageux que par le passé : « Les prix ont baissé de plus de 35% depuis trois ans » conclue-t-il.