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Attentat de Nice : dix ans après, les victimes attendent toujours un procès sur les responsabilités

Par Hugo Paillart

TÉMOIGNAGE SUD RADIO – Dix ans après l'attentat du 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais à Nice, la justice ne s'est pas encore prononcée sur les éventuelles responsabilités liées au dispositif de sécurité. Le président de l’association Life for Nice, Jean-Claude Hubler estime que le dispositif de sécurité mis en place par la municipalité était insuffisant ce soir-là.

Valery HACHE - AFP

Le soir du 14 juillet 2016, à l’issue du traditionnel feu d’artifice, un camion-bélier a foncé sur la foule rassemblée sur la promenade des Anglais. Le conducteur du véhicule, auteur de cet attentat terroriste, a été abattu par la police. L’attaque a fait 86 morts et plus de 400 blessés. Rapidement, des voix se sont élevées pour dénoncer le manque de sécurité et de présence policière la nuit de l'attentat. Jean-Claude Hubler, président de l'association Life for Nice, attend toujours le procès concernant cet attentat dix ans après cette funeste nuit.

La sécurité et la municipalité pointées du doigt

Au micro de Sud Radio, Jean-Claude Hubler retrace les événements. Il pointe un manque de moyens pour la sécurité des passants lors du feu d’artifice. « Ce soir là, à l'entrée entre l'avenue Gambetta et la promenade des Anglais, il y avait un véhicule de la police municipale avec une barrière."

Une sécurité que le président d'association avait qualifié de légère tout en expliquant ce que lui aurait fait. " Je lui ai dit : C'est vrai que la sécurité était un peu légère. Vous mettez des blocs en béton et un véhicule en biais sur le passage si on a besoin d'appeler des renforts. »

Dix ans après les faits, le président de l’association « Life for Nice » rapporte les propos du maire de l’époque, Christian Estrosi. « Lors du premier procès lié à l’attentat de Nice, lorsque le maire de Nice a été entendu, il a déclaré qu'il lui était impossible de l'accompagner, alors qu’il le faisait lui-même pour le carnaval. Les deux festivités n'étaient donc pas considérées comme équivalentes. ».

Au micro de Sud Radio, Jean-Claude Hubler affirme également soupçonner des irrégularités administratives. Il évoque notamment une possible falsification d'arrêtés municipaux, des faits sur lesquels il indique attendre les conclusions de la justice.

Dix ans d'attente pour les victimes

Dix ans après les faits, une nouvelle procédure concernant les conditions de sécurité et d'éventuelles responsabilités reste attendue. Une procédure particulièrement attendu par le président de l’association : « Ça fait dix ans et ce n’est toujours pas acté, nous espérons que cela se terminera bientôt. ».

Les quatre associations de victimes ont par ailleurs annoncé leur participation au procès. Ces derniers jours, Jean-Claude Hubler a rappelé le besoin de ne pas « oublier les attentats de Nice ».

À l'occasion du dixième anniversaire de l'attentat, Emmanuel Macron et ses prédécesseurs participeront ce soir à une cérémonie d'hommage et déposeront une gerbe devant le monument dédié aux victimes.

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