Alain Cayzac : "Les Qataris se comportent très bien avec le PSG"

L'ancien président du PSG porte un regard très positif sur la présence des Qataris à la tête du club parisien.
Ce mercredi, le PSG reçoit l'AS Saint-Etienne en demi-finale de la Coupe de France. L'occasion d'atteindre la finale et de se rapprocher d'un nouveau titre pour une équipe qui est encore engagée sur 4 tableaux. "Les Qataris ne sont pas là depuis longtemps et la croissance du club a été étonnamment vite, a estimé Alain Cayzac, invité de l'émission Rugby & Cie sur Sud Radio. Le club est aujourd’hui dans les 8 meilleurs d’Europe, dans le top 5 si on est optimiste. Au-dessus du PSG aujourd’hui, il y a probablement le Bayern, le Real et Barcelone mais après on n’est pas très loin. On a prouvé contre Chelsea ou contre Barcelone qu’on est dans les grands d’Europe, même si ça ne veut pas dire champion d’Europe."Malgré ce constat, de nombreuses voix se dressent pour critiquer notamment les conditions de travail sur les chantiers des stades destinés à accueillir la Coupe du monde au Qatar en 2022. "La Coupe du monde, ce n’est pas mon sujet, mais s’il y a un problème autour de tout ça, il y a un problème autour de la présence des Russes à Monaco et des JO en Russie, a précisé l'ancien président du PSG, de 2006 à 2008. Et là, personne ne boycotte et tout le monde y va. Je veux bien laisser parler les moralistes mais je vois simplement que les Qataris se comportent bien avec le club qui m’est cher, qu’ils continuent à bien gérer l’équipe féminine, que je suis président d’honneur du Paris Foot Gay et que le PSG continue à les soutenir. Je ne suis pas là pour sauver le monde mais je limite mon jugement sur ce qui me passionne, le PSG, et là, les Qataris se comportent extrêmement bien."Autre point de friction, la gestion des supporters, que certains dénoncent comme trop répressive. "On ne peut pas me reprocher d’être contre les supporters, a confié Alain Cayzac. J’ai toujours pensé qu’ils faisaient partie intégrante de la vie d’un club. On m’a même parfois reproché de trop les soutenir. Mais il s’est passé des choses très très dures avec la mort de deux supporters dont un sous ma présidence. Et croyez-moi, on y pense jusqu’à la fin de ses jours. Quand il y a des choses aussi graves, il y a une période où les clubs ne prennent plus de risques. Et c’est vrai que c’est au détriment de la ferveur et que ça punit des supporters qui se comportaient bien et qui paient le comportement de 300 voyous. La seule chose que je puisse souhaiter, c’est de retrouver la ferveur d’antan avec la sécurité et les résultats d’aujourd’hui. Je ne suis pas le décisionnaire de ce club mais je sais que les Qataris sont soucieux du retour de cette ferveur."
Vos réponses pour cet article

Ajouter un commentaire

Les rubriques Sudradio