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Supporters de Saint-Étienne : l’État envisage la dissolution, le club plaide contre

À Saint-Étienne, deux groupes de supporters sont menacés de dissolution par l’État après plusieurs incidents. Le club alerte sur un risque de tensions accrues.

The AS Saint Etienne crest is carried by children before the match between Grenoble Foot 38 and ASSE at the Stade des Alpes on matchday 26 of Ligue 2 on Saturday 14 March 2026. (Photo by Benoit Pavan / Hans Lucas via AFP)

Dissoudre les deux groupes de supporters ultras stéphanois dans le viseur du gouvernement pour des violences, "ce n'est pas faire disparaître les problèmes", a estimé samedi le président de l'AS Saint-Etienne (L2), Ivan Gazidis, dans le quotidien La Tribune-Le Progrès.

Les Magic Fans et les Green Angels, qui avaient échappé à une dissolution l'an dernier après plusieurs incidents, sont convoqués le 13 avril devant la Commission nationale consultative de prévention des violences lors des manifestations sportives (CNCDP), organe de l'Etat habilité à décider de la dissolution d'un groupe de supporters.

Pour le président de l'ASSE, mettre fin à l'activité des ultras des kops nord et sud du stade Geoffroy-Guichard, "des groupes structurés, identifiés et engagés dans un dialogue suivi, ce n'est pas faire disparaître les problèmes".

Le risque est "de déplacer les tensions vers des espaces moins visibles, moins encadrés et plus difficiles à maîtriser pour nous tous", a insisté Ivan Gazidis dans le journal rhodanien.

"Nous ne croyons pas qu'affaiblir les cadres de dialogue et les interlocuteurs identifiés soit la meilleure manière de renforcer durablement l'espace public", a-t-il encore prévenu.

Selon un porte-parole de l'ASSE interrogé par l'AFP, les pouvoirs publics ciblent de nouveau les deux principaux groupes de supporters de l'ASSE depuis des incidents survenus le 8 novembre à Troyes dans le parcage visiteurs, où certains membres des Magic Fans et des Green Angels s'étaient affrontés.

Deux autres incidents se sont produits: à Dunkerque le 6 décembre, avec les forces de l'ordre, puis le 14 mars à Grenoble où une bagarre avait éclaté avant la rentrontre de L2 entre ultras isérois et foréziens.

"Nous avons renforcé nos dispositifs de sécurité, amélioré nos capacités d'identification, structuré notre réponse disciplinaire et installé un dialogue constant avec les autorités comme avec les groupes", a encore plaidé Gazidis.

"Des incidents existent encore mais ils ne sont ni ignorés, ni minimisés. Ils sont traités et sanctionnés dans un cadre que le club a profondément renforcé ces dernières années", a-t-il plaidé.

Le nouveau maire socialiste de Saint-Etienne Régis Juanico et le député PS de la Loire Pierrick Courbon ont eux aussi affirmé mercredi leur "opposition à la dissolution des groupes de supporters de l'AS Saint-Etienne", dans un communiqué commun, en demandant une audience au ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez "en urgence".

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