Les San Antonio Spurs de Victor Wembanyama ont déroulé à domicile jeudi face au Thunder 118-91 pour gagner le droit de défier le champion en titre samedi lors d'un match 7, conclusion en apothéose de cette finale de conférence Ouest NBA.
Le vainqueur défiera en finale NBA les New York Knicks à partir du 3 juin.
Complètement éteint par le Thunder mardi, Victor Wembanyama, sans droit à l'erreur, a mené la révolte et compilé 28 points, 10 rebonds, 2 passes, 2 interceptions et 3 contres, de quoi se retrouver à un succès de la finale, lui qui découvre les play-offs à 22 ans.
Les jeunes texans se sont offert le défi magnifique de tenter d'arracher leur qualification samedi sur le parquet du champion en titre, lors d'un match 7, le nectar des play-offs NBA, où l'enjeu sera maximal et la pression totale sur le Thunder, favori qui espère toujours conserver son trophée.
Sans énergie et à contre-temps mardi, Wembanyama a proposé, comme souvent après une contre-performance, un rebond spectaculaire jeudi, marquant les esprits dès le coup d'envoi avec deux tirs réussis derrière l'arc et un contre.
A la fin du premier quart-temps (35-22 Spurs), "Wemby" comptait déjà 11 points, tous inscrits dans le jeu, soit déjà plus qu'au match précédent lancers francs mis à part.
"L'envie de gagner surpasse la douleur" et la fatigue, a commenté le Français, toujours concentré en conférence de presse.
- Un cœur qui "bat" pour Wemby -
Shai Gilgeous-Alexander (g) face à Victor Wembanyama lors du match 6 de la finale de conférence Ouest de NBA entre l'Oklahoma City Thunder et les San Antonio Spurs, le 28 mai 2026 à San Antonio
Ronald Cortes - GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP
Signe qu'il était dans un très bon soir, "l'alien" a réussi à trouver position à mi-distance, attaquant Chet Holmgren (10 points, 11 rebonds) pour un lay-up, ou se jetant au cercle pour un rebond offensif avant la pause, de quoi mener 60-53.
"Mon cœur bat pour Wembanyama, c'est le meilleur, mais parfois il a besoin d'être plus agressif", estime Betty, supportrice de 68 ans interrogée par l'AFP.
Une fois n'est pas coutume, les Texans ont réussi à briller lorsque leur totem se reposait sur le banc.
Ils ont créé un écart spectaculaire lors du troisième quart-temps, remporté 32-13, avec un "run" de 20-0 débuté sans "Wemby", grâce à une défense de fer qui a privé le Thunder de panier pendant près de huit minutes.
Les plus de 19.000 spectateurs du Frost Bank Center, à guichets fermés, ont terminé le quart-temps debout pour saluer leurs joueurs.
Intéressant en début de match, et auteur d'un beau panier face à Wembanyama lors d'un un-contre-un de vedettes, Shai Gilgeous-Alexander a sombré avec les siens après la pause.
Le double MVP canadien a fini avec 15 points et 4 passes. A l'image de son collectif, il a été trop maladroit derrière l'arc (0 sur 5 pour lui, 10 sur 40 à 25% pour l'équipe).
- Harper retrouvé -
Dylan Harper lors du match 6 de la finale de conférence Ouest de NBA entre les San Antonio Spurs et l'Oklahoma City Thunder, le 28 mai 2026 à San Antonio
Christian Petersen - GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP
Moins en vue depuis plusieurs matches après avoir été touché aux adducteurs, le rookie Dylan Harper a retrouvé de son mordant pour les Spurs avec 18 points, se montrant conquérant à l'attaque du cercle, au côté de Stephon Castle (17 points, 9 passes).
"Face à l'adversité, lorsque nous sommes au pied du mur, nous donnons le meilleur de nous-mêmes", a apprécié Castle.
Le Thunder, qui a récupéré Jalen Williams après sa blessure aux muscles ischio-jambiers, devra rebondir samedi à la maison pour espérer défier les Knicks à partir du 3 juin.
Ils pourront s'appuyer sur leur expérience de 2025, lorsqu'ils avaient triomphé des Denver Nuggets au deuxième tour puis des Indiana Pacers en finale après deux matches 7 à domicile, sur le chemin de la saison magnifique de Gilgeous-Alexander (MVP, champion, MVP des finales).
Un an après une anonyme 13e place à l'Ouest, Wembanyama et sa bande ont eux l'occasion de qualifier les Spurs pour une inattendue septième finale, la première depuis 2014.
"C'est incroyable pour la ville. On ne s'attendait pas à être déjà en finale de conférence, on pensait qu'il faudrait encore attendre deux ou trois ans", sourit Bobby, fan de 19 ans.
Par Maati BARGACH, avec Robin GREMMEL à Los Angeles / San Antonio (États-Unis) (AFP) / © 2026 AFP