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Basket: en un éclair, les Bleus de Wembanyama prennent leur revanche face aux Serbes

Pour leur retour en France, du côté d'Orléans, les Bleus de Victor Wembanyama sont passés par toutes les émotions dimanche, tombeurs (91-90) au buzzer de la Serbie de Nikola Jokic avant d'entamer la course au Mondial-2027.

Victor Wembanyama et ses coéquipiers célèbrent la victoire contre la Serbie 91-90 à Orléans.
LOU BENOIST - AFP

Pour leur retour en France, du côté d'Orléans, les Bleus de Victor Wembanyama sont passés par toutes les émotions dimanche, tombeurs (91-90) au buzzer de la Serbie de Nikola Jokic avant d'entamer la course au Mondial-2027.

Après une défaite inaugurale à Belgrade jeudi (90-87), et avec seulement quelques jours d'entraînement dans les pattes, les hommes de Frédéric Fauthoux ont été plus en jambes, ont mené de 19 points, ont connu un passage à vide, mais aussi une joie sans pareil en toute fin de rencontre.

La raison ? Quinze dernières secondes folles. Une faute de Victor Wembanyama sifflée sur Ognjen Obric, un temps mort, un panier inscrit par Guduric pour redonner l'avantage aux Serbes (90-89).

Mais surtout une dernière action lancée comme un éclair par "Wemby", menée par Sylvain Francisco, et conclue parfaitement par Jaylen Hoard qui en a fait exploser de joie la salle du Co'Met autant que Matthew Strazel, venu se jeter sur l'ailier tricolore.

"J'ai vu toute la scène, j'avais un panorama, dit dans un sourire Timothé Luwawu-Cabarrot, c'était parfait", quand Wembanyama estimait n'avoir potentiellement jamais vu "un game-winner comme celui-ci, en plus j'étais aux premières loges".

Grâce à elle, les Bleus de Frédéric Fauthoux se sont évité une sacrée déconvenue, après une seconde période difficile, et avant d'entamer une nouvelle phase de qualification pour le Mondial-2027.

"Il faut apprendre à gagner, a ajouté Wembanyama, on est une nouvelle équipe, on a eu plusieurs leçons aujourd'hui, on a vu nos défauts quand on a 20 points (19) d'avance".

Les Français s'apprêtent désormais à disputer deux nouveaux matches contre la Slovénie, à Bercy, puis en Suède. Premiers de leur groupe, Ils sont bien partis pour voir le Qatar.

Bien partis, ils l'ont aussi été dimanche, dans une salle d'Orléans qui avait fait le plein, enthousiaste pour le retour de Victor Wembanyama en France, sous le maillot tricolore, et pour la première fois depuis les Jeux olympiques.

Sous les regards de supporters vêtus de tuniques de l'équipe de France, des Spurs floqués au nom de l'intérieur de 22 ans, voire même de Nanterre - son club formateur - le néo-capitaine des Bleus et ses coéquipiers ont d'emblée donné le ton.

A la réception d'une belle passe de Fournier (12-4), ou encore d'un contre sur la star serbe Nikola Jokic, intenable dimanche (34 points, 13 rebonds, 5 passes), "Wemby" a régalé le public, ravi de voir des Bleus en forme dans le premier quart-temps.

Sylvain Francisco, meneur de l'équipe de France lors de la victoire contre la Serbie 91-90 en amical, le 23 août 2026 à Orléans

Sylvain Francisco, meneur de l'équipe de France lors de la victoire contre la Serbie 91-90 en amical, le 23 août 2026 à Orléans

LOU BENOIST - AFP

Déjà en lumière jeudi en Serbie, Amine Noua était de nouveau une satisfaction de la soirée, quand, de retour seulement depuis quelques jours, Timothée Luwawu-Cabarrot a été l'un des hommes du match (19 pts).

"C'est une première période de haut niveau, a souligné Frédéric Fauthoux, il y a une nette progression du jeu par rapport au match en Serbie".

- "Retombés dans nos travers" -

Mais les Bleus sont "retombés dans (leurs) travers" et le retour des vestiaires a donné lieu à une toute autre partie.

Bien plus friables défensivement, un domaine pourtant cher à l'équipe de France, ils ont vu la bande à Jokic foncer sur eux, encaissant un cinglant 27-14 dans le troisième quart-temps.

Toujours présents, "TLC" et Noua tentaient encore de calmer l'hémorragie. C'était sans compter l'adresse adverse à longue distance, venue redonner l'avantage aux Serbes.

Alors peut-être fallait-il un sauveur côté bleu. "Wemby" ? pas cette fois. Déjà décisif à plusieurs reprises sous le maillot tricolore, c'est Sylvain Francisco qui s'est emparé de ce rôle, en cours de quatrième quart-temps.

De quoi réveiller le Co'Met, pas malheureux de voir les Français reprendre un peu de poil de la bête, et un peu d'air.

Mais de l'air, il en a aussi manqué dans les dernières minutes. Jokic s'est encore montré diabolique, les Serbes ont cru réaliser la fin parfaite. Avant que Hoard ne dise non à la défaite.

Par Laurie VEYRIER / Orléans (France) (AFP) / © 2026 AFP

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