Attendu sur la révolte lycéenne et les autres crises qui pourraient s'agréger, Sébastien Lecornu a concentré sa réponse sur la colère sociale en annonçant une baisse à venir des prix à la pompe pour les carburants.
Le chef du gouvernement a surtout pris des mesures susceptibles d'alléger la pression sur les prix des carburants et de l'électricité qui entament le pouvoir d'achat, thème majeur de la présidentielle.
"Nous sommes dans une situation difficile, mais nous ne sommes pas pour autant sans réponse", a assuré le Premier ministre dans une allocution enregistrée et prononcée depuis Matignon - une habitude pour son locataire avare de sa parole.
Il n'y aura aucun impact sur le budget
Il a annoncé qu'il mettrait 10 millions de barils de gazole, issus des stocks stratégiques, à la disposition des distributeurs en France "au prix de revient", assurant que cela permettra une baisse de 12 à 18 centimes du prix du litre à la pompe. Il en discutera prochainement avec les distributeurs à Matignon. Sébastien Lecornu a également demandé à EDF "de mobiliser au maximum ses capacités de production" pour que les prix de l'électricité n'augmentent pas cet hiver.
Des annonces qui devraient être sans impact sur le budget, à propos duquel Sébastien Lecornu a réitéré son objectif de ramener le déficit public en 2027 à 5% du produit intérieur brut, après un dérapage à 5,4% en 2026.
"Je le dis avec gravité, pas davantage", a-t-il ajouté, désireux de ne pas dramatiser l'enjeu, sachant que les marchés scrutent de près l'adoption du budget, périlleuse faute de majorité à l'Assemblée, et la campagne présidentielle.