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Six nations: sur un nuage, la France face à l'obstacle italien

Plus que jamais favori pour le titre et seule équipe à pouvoir encore réaliser le Grand Chelem, le XV de France termine dimanche sa série de trois matches par la réception d'une Italie a priori plus faible, mais qui lui avait joué des mauvais tours il y a seulement deux ans.

Paul ELLIS - AFP

Plus que jamais favori pour le titre et seule équipe à pouvoir encore réaliser le Grand Chelem, le XV de France termine dimanche sa série de trois matches par la réception d'une Italie a priori plus faible, mais qui lui avait joué des mauvais tours il y a seulement deux ans.

Meilleure attaque, meilleure défense: le XV de France a mérité son 10/10 au classement du Tournoi des six nations avec ses deux victoires bonifiées contre l'Irlande (36-14) puis au pays de Galles (54-12).

Seule ombre au tableau: le forfait annoncé samedi soir de l'ouvreur Matthieu Jalibert, étincelant lors de ces deux premiers matches. Le demi d'ouverture de l'UBB, qui a expliqué sur Instagram ressentir "une petit gêne au mollet", cède sa place à Thomas Ramos, Théo Attissogbe prenant le N.15, et Gaël Dréan fêtant sa première sélection à l'aile.

Les Bleus donnent le tournis à leurs adversaires, avec en chefs d'orchestre Dupont et Ramos, des solistes performants comme Louis Bielle-Biarrey à l'aile, marqueur lors de chacun de ses sept derniers matches dans le Tournoi, ou l'omniprésent François Cros en troisième ligne.

Et ils ont ajouté de nouvelles cordes à leur jeu avec une bien meilleure maîtrise des chandelles, dans un Tournoi où le pied n'a presque jamais été autant utilisé que lors de cette édition (64 fois par partie en moyenne, dix de plus qu'en 2021).

"Tant mieux si on a réussi à produire des performances qui font plaisir, qui font que les joueurs sont encensés, que l'équipe est encensée. Mais on est des latins et on se méfie énormément des louanges. C'est assez manichéen. Soit c'est très très bon, soit c'est l'inverse. Le yin et le yang", a imagé le sélectionneur Fabien Galthié vendredi lors de la conférence de présentation de son équipe.

- La mêlée au révélateur -

L'ancien demi de mêlée répondait à une question faisant référence au dernier match à domicile du XV de France contre l'Italie, déjà au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d'Ascq, et déjà avec le toit fermé. En 2024, les Bleus avaient touché le fond de leur gueule de bois post-Mondial 2023 avec un match nul (13-13) qui aurait dû tourner en faveur des Italiens si l'ouvreur Paolo Garbisi n'avait pas raté une pénalité a priori facile après la sirène.

"On était dans une dynamique complètement différente il y a deux ans, même si je n'étais pas là", a renchéri Antoine Dupont samedi. "C'était post-Coupe du Monde, l'état émotionnel mais aussi physique des joueurs était complètement différent à cette époque".

Depuis, l'Italie a confirmé son regain de forme, avec notamment une victoire contre l'Écosse en ouverture du Tournoi (18-15) et une belle prestation en Irlande la semaine passée malgré une défaite 20-13.

"L'Italie est une équipe qui ne cesse de progresser, qui ne cesse de surprendre, a insisté le capitaine des Bleus. Et je pense qu'il faut arrêter d'utiliser le mot surprendre d'ailleurs, parce que maintenant ils sont dans la continuité depuis quelques années à avoir des gros résultats, des gros matchs".

Le deuxième ligne du XV de France Thibaud Flament, ici après le match contre l'Afrique du Sud le 8 novembre 2025, sera titulaire contre l'Italie

Le deuxième ligne du XV de France Thibaud Flament, ici après le match contre l'Afrique du Sud le 8 novembre 2025, sera titulaire contre l'Italie

Anne-Christine POUJOULAT - AFP/Archives

La mêlée italienne a notamment impressionné sur ses deux premiers matches, dans un des rares secteurs où la France n'a pas dominé ses deux premiers adversaires. De quoi convaincre Fabien Galthié de mettre un peu plus de poids dans son pack avec les retours comme titulaires de la paire Thibaud Flament - Emmanuel Meafou en deuxième ligne, symbole d'un pack toujours plus toulousain (six titulaires et les trois premières lignes remplaçants).

Mais il en faudra plus pour faire peur à des tricolores qui ont brisé avec force les souvenirs de 2024 avec une victoire impressionnante 73-24 en 2025 à Rome, qui les avait lancés sur le chemin du titre.

Une victoire des Bleus les assurerait de passer la semaine de trêve internationale en tête du Tournoi, avant un final corsé avec le déplacement en Écosse (7 mars) puis la réception de l'Angleterre (14 mars).

"Le match de l'Italie, c'est un match charnière. On arrive sur le match du milieu qui va peut-être nous permettre de basculer dans une optique très positive. Mais on ne peut pas encore basculer tant qu'on n'a pas passé ce match charnière", a insisté pendant la semaine l'entraîneur adjoint en charge de la conquête, Laurent Sempéré.

Par Florian SOENEN / Villeneuve-d'Ascq (AFP) / © 2026 AFP

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