« Depuis qu'ils sont dans le Tournoi des VI Nations, les Italiens ont apporté une incontestable touche de sympathie, mais en même temps une forme de complaisance, raconte notre consultant Daniel Herrero. Ils sont gentils, ils sont appliqués, ils sont plutôt généreux, mais ils ne sont pas très très bons. Ils sont un peu bordéliques et puis surtout ils ne font peur à personne. »
« Une des périodes les plus sombres du rugby français »
« Et puis, il y a eu une période un peu creuse du XV de France entre 2015 et 2020. Une des périodes les plus sombres du rugby français au niveau international. Les Français ne sont pas loin d'être un peu la tête dans le saut, dans l'approximation ou dans la médiocrité. »
« Une forme d'indécence »
« Les Italiens viennent alors à Paris en 2016 et jusqu'à la dernière minute, ils ont la possibilité de gagner. Ils n'ont qu'un point de retard et leur flamboyant numéro 8, un avant de combat, Sergio Parisse, celui qui depuis des années les porte sur les épaules et qui a un jour l'ambition peut-être de vaincre la France à Paris parce que ça n'était jamais arrivé, eh bien je ne sais pas pourquoi, à la dernière minute, il tente un drop-goal derrière une mêlée ! Ce qui est quand même une forme d'indécence, d'un narcissisme extrêmement régressif. »
« A une main de l'étoile la plus brillante de son histoire »
« Il aurait été la jambe qui aurait pu faire gagner l'Italie sur un exploit personnel. Mais il s'est quand même très recroquevillé sur son narcissisme et à la sortie, il ne réussit pas ce drop. L'Italie perd (23-21) et ce n'est pas une forme de drame, mais ce jour-là, elle était à une encablure, une main de l'étoile la plus brillante de son histoire : gagner la France à Paris. Le narcissisme du joueur le plus brillant de leur histoire a fait que ce n'est pas encore arrivé. »