Dès lundi pour la rentrée, des cartes de jeu venues d'ailleurs devraient trouver bonne place dans les cartables flambant neufs de nos écoliers, mais aussi des collégiens et lycéens. Et animer passionnément les cours de récré. Digne héritier de Pokémon, Yu-Gi-Oh a vu le jour au Japon et a déboulé en France en 2002. Vingt ans plus tard, le jeu n'en finit pas de passionner et d'animer des générations entières. Un phénomène mondial qui compte aujourd’hui plus de 13 000 cartes différentes éditées et qui s'offre ce week-end un rendez-vous inédit à Paris.
Né d’un manga de Kazuki Takahashi publié en 1996, Yu-Gi-Oh! est devenu un géant du jeu de cartes à collectionner. Les règles sont simples : deux joueurs s’affrontent avec un paquet de 40 cartes minimum et 8 000 points de vie. L’objectif est de les réduire à zéro pour remporter une manche. Un match dure 45 minutes et se joue en trois manches. Le premier joueur à en remporter deux gagne le match. Une mécanique simple, qui a permis au jeu de s’imposer dans les cours d’école avant de devenir une discipline de haut niveau.
En parallèle de son aspect compétitif, Yu-Gi-Oh! est, comme Pokémon, un jeu qui se collectionne. Certaines cartes peuvent valoir plusieurs milliers d’euros pour les plus rares. Avec les années, le jeu a pris une nouvelle dimension, à mi-chemin entre collection et jeu compétitif.
Paris capitale mondiale le temps d'un week-end
Cette année, le championnat du monde de Yu-Gi-Oh! s’invite pour la première fois de son histoire en France. À la Maison de la Mutualité, dans le 5e arrondissement de Paris, vingt-six joueurs venus de quatorze pays s’affrontent pour un titre qui, depuis la création de la compétition en 2003, n’a jamais été remporté par un Français. En parallèle, l’Orangerie du musée Carnavalet accueille jusqu’au 7 septembre une exposition gratuite consacrée à l’art des cartes Yu-Gi-Oh!, avec des illustrations en haute résolution, des tapisseries japonaises et des pièces emblématiques du jeu. C'est dire l'ampleur du phénomène.
Dèjà dans le Guinness des records

On l'aura compris, ce jeu passionne la planète entière. Il est distribué dans plus de 80 pays et traduit dans 9 langues différentes. Mais en dehors des fans, il passionne aussi les stars. L'été dernier, le sprinteur américain Noah Lyles, futur champion olympique à Paris, avait brandi en mondovision une des cartes les plus emblématiques du jeu (nommée « Exodia l'interdit ») avant une des courses des sélections américaines pour les JO auxquelles il participait. Un coup de pub inattendu pour un jeu qui continue de battre des records. En mai 2024 à Tokyo, un tournoi a réuni 7 443 participants dans une même salle, inscrivant Yu-Gi-Oh! au Guinness des records comme étant le Training Card Game (autrement dit un « jeu de cartes à jouer et à collectionner) » ayant organisé le plus grand tournoi de jeu de cartes à collectionner jamais de l'histoire.