Vaccination : "Le premier jour il y a toujours un afflux énorme !"

"Pour l’instant tout va bien". C’est en substance le message que fait passer Benoît Payan, le maire de Marseille, où les débuts de la campagne de vaccination des plus de 75 ans semblent plutôt réussis. Des doses de vaccins en quantité suffisante et pas de retard à l’allumage. Du moins dans le centre installé à l’hôtel de ville.

La campagne de vaccination des plus de 75 ans a démarré lundi 18 janvier. (© AFP)

Reportage à Marseille de Lionel Maillet pour Sud Radio

 

"On a de quoi voir venir cette semaine, la semaine suivante et celle d'après"

Pour commencer, une centaine de personnes vaccinées par jour, puis 200 d’ici la fin de la semaine dans ce centre installé au rez-de-chaussée de la mairie de Marseille. "On a un peu attendu mais pas énormément explique une Marseillaise. Je ne voyais plus mes enfants et mes petits-enfants, ils ont peur de nous contaminer donc ils ne viennent plus confie un patient. En ayant le vaccin, j'espère qu'on pourra à nouveau se retrouver plus facilement !"

Rien qu’à l’Hôtel de ville, ils sont 2.300 sur liste d’attente. Mais il y aura des doses pour tout le monde assure le maire Benoît Payan : "on a aujourd'hui des Pfizer, il y aura des Moderna, on a de quoi voir venir cette semaine, la semaine suivante et celle d'après".

 

"Il ne faut surtout pas gaspiller la moindre dose"

15.000 doses sont en réserve dans les réfrigérateurs de l’hôpital de la Timone. "Comme c'est une gestion très particulière avec un vaccin qui se conserve à très basse température, on va les récupérer au fur et à mesure tous les jours explique Patrick Augier, le commandant des marins pompiers de Marseille qui supervisent cette vaccination. Il ne faut surtout pas gaspiller la moindre dose".

 

"Le premier jour il y a toujours un afflux énorme !"

De nombreux centres de vaccination sont pris d’assaut avec de longues files d’attente pour les plus de 75 ans. Certains sont déjà complets pour plusieurs semaines. On va y arriver mais ça va prendre du temps explique Philippe de Mester, le directeur général de l’Agence Régionale de Santé en PACA. "Il se passe toujours la même chose quand on ouvre ce genre de service : le premier jour il y a un afflux énorme ! assure-t-il. Énormément de gens ont cherché à avoir un rendez-vous, ça crée donc de la tension sur les systèmes téléphoniques et informatiques, ce qui est toujours le cas. Ça va se réguler dans les jours prochains".

 

 

 

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