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Une plainte déposée vise l'ensemble des ralentisseurs du Var

Par La rédaction

INFO SUD RADIO - Thierry Modolo-Dominati, fondateur de l’association “Pour Une Mobilité Sereine et Durable”, a annoncé le dépôt d’une plainte visant l’ensemble des ralentisseurs du Var.

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Un ralentisseur

Ce samedi, Thierry Modolo-Dominati, fondateur et représentant de l’association “Pour Une Mobilité Sereine et Durable”, annonce le dépôt d’une plainte visant l’ensemble des ralentisseurs du Var. Il considère ce dispositif « excessivement coûteux » pour la collectivité. Cette plainte concerne environ 4 000 à 4 500 ralentisseurs de la région.

Un coût économique pointé du doigt

Selon le président de l’association, dans l'émission On parle Auto, l’impact des ralentisseurs dépasserait largement leur objectif initial de sécurité routière. En effet, l’association avance des chiffres élevés : jusqu’à “19 milliards d’euros par an de coût pour la communauté”. Et cela uniquement lié à la perte de temps sur la route.

À cela s’ajouterait un coût environnemental massif. L’étude met en avant “l’impact des ralentisseurs sur la pollution atmosphérique”, les émissions de particules fines et les émissions de gaz à effet de serre. Toujours selon les estimations avancées par La ligue de défense des conducteurs, la sur-pollution générée, à cause des phases de freinage et de ré-accélération représenterait une augmentation de 25% de la pollution atmosphérique, 30% pour les émissions de gaz à effet de serre et entre 300 et 1000% pour les particules fines (pneus, plaquettes de freins, gaz d’échappement…).
Finalement, le coût économique environnemental de ces ralentisseurs est estimé à près de 113 milliards d’euros par an.

Une dangerosité mise en avant

Au-delà de leur coût, les ralentisseurs sont également pointés du doigt pour leur dangerosité. La majorité des installations sont jugées non conformes ou mal signalées.

Les motards et cyclistes sont particulièrement exposés selon Thierry Modolo-Dominati, en raison du déséquilibre que peuvent provoquer certains ralentisseurs trop abrupts. Par ailleurs, le risque de collision peut être accru par des freinages brusques à leur approche.

Une usure accélérée des véhicules

Autre critique avancée : l’impact direct sur les mécaniques. Le passage répété sur des ralentisseurs entraînerait une usure prématurée de nombreux éléments mécaniques, en particulier les suspensions, les amortisseurs ou encore les pneumatiques.

Pour les automobilistes, cela se traduirait par des coûts d’entretien plus élevés sur le long terme. L'association estime que ces dépenses indirectes participent au coût global supporté par la collectivité.

Une remise en cause des politiques d’aménagement

Ces éléments viennent renforcer la critique portée par Thierry Modolo-Dominati. L’association de ce dernier espère que les élus vont devoir dans un futur proche “répondre de la mise en place de ces infrastructures”. Le fondateur considère que les élus mettent “volontairement en danger par un non-respect cynique de la loi l’ensemble des usagers.” Très répandus en France, ces dispositifs sont pourtant conçus à l’origine pour améliorer la sécurité des utilisateurs.

Plus tôt dans l’année sur notre antenne, Pierre Chasseray, délégué général de 40 millions d’automobilistes dénonçait l’illégalité des ralentisseurs partout en France. Ce dernier estimait que “des réglementations étaient contournées par des élus pour répondre à des vraies problématiques".

Vers un débat national ?

Le dépôt de cette plainte pourrait continuer de faire parler de ce débat plus largement dans l’espace public. Entre impératif de sécurité, coût économique, impact environnemental et conséquences pour les usagers, la question de leur pertinence pourrait désormais être examinée sous un nouvel angle.

Reste à savoir si cette initiative trouvera un écho auprès des pouvoirs publics et des juridictions compétentes.

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