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Procès des policiers brûlés à Viry-Châtillon : "Peut-être que certains voudront se venger"

Le procès de treize jeunes accusés d’avoir gravement blessé des policiers en jetant des cocktails Molotov dans leurs voitures à Viry-Châtillon s’est ouvert mardi 15 octobre, à huis clos car trois prévenus étaient mineurs lors des faits. Trois ans après les faits, Clément Bargain de Sud Radio s'est rendu dans ce quartier de 13.000 habitants à cheval entre Viry-Châtillon et Grigny, quartier qui peine à tourner la page.

Le procès de treize jeunes accusés d’avoir gravement blessé des policiers en jetant des cocktails Molotov dans leurs voitures à Viry-Châtillon s’est ouvert mardi 15 octobre, à huis clos. AFP

L'agression s'était déroulée au pied d'une caméra de vidéosurveillance, détruite à plusieurs reprises, face à la cité sensible de la Grande Borne. Les quatre agents affectés à la surveillance de cette caméra avaient été pris à partie par une vingtaine d’individus, encagoulés et armés de pierres et de cocktails Molotov.

 

"Il n'y a pratiquement plus d'attaques"

Ariski et Cherif habitent juste en face de la cité de la Grande Borne : ils restent tous les deux très marqués par l’attaque des policiers.   "On a entendu des cris, le feu, des gens qui fuyaient partout se souviennent-ils. Ça laisse des marques !"

Trois ans après, la caméra de surveillance qui était protégée par les quatre policiers est toujours là, entourée de blocs de béton pour éviter les dégradations. La situation s’est depuis apaisée selon Cherif : "il n'y a pratiquement plus d'attaques explique-t-il. Quand vous étiez arrêtés au stop, avant, on arrachait un sac-à-main et les objets sur les sièges. Depuis cet événement, ça s'est calmé".

 

 

"Peut-être que certains voudront se venger"

Dans le quartier, tout le monde parle du procès qui s’est ouvert hier, mais ici, c’est la loi du silence : sur les 1.000 personnes à qui les enquêteurs ont rendu visite, personne n'a parlé. Cet habitant n’est pas surpris : "il y a des représailles ! Ils vont attraper ma femme, mes enfants, ils vont nous faire des misères..."

Jean-Marie Vilain, maire de Viry-Châtillon, espère un procès apaisé et des peines exemplaires : "c'est un procès important pour les policiers, ceux qui ont été agressés, mais leurs collègues aussi. Si les prévenus sont reconnus coupables, il faudra que les peines soient à la hauteur de cette agression".

 

 

Le quartier de la Grande Borne est particulièrement surveillé pendant la tenue du procès. Pour Jean-Marie Vilain, il s’agit là d’éviter tout nouveau débordement. "Peut-être que certains voudront se venger confie-t-il. Il est hors de question de laisser ce petit pourcentage de malfrats venir dicter leur loi".

Le procès des 13 prévenus doit durer jusqu’au 6 décembre : ils encourent la perpétuité.

 

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