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Perquisitions en Corse : enquête sur des fraudes fiscales à Cavallo

Le parquet national financier (PNF) a mené des perquisitions sur l'île de Cavallo, dans le sud de la Corse, et dans la région niçoise, a-t-il indiqué dimanche, sollicité par l'AFP, confirmant des informations de Corse-Matin.

Vue maritime de l'île de Cavallo, lieu des perquisitions liées à l'enquête sur la fraude fiscale.
Pascal POCHARD-CASABIANCA - AFP/Archives

Le parquet national financier (PNF) a mené des perquisitions sur l'île de Cavallo, dans le sud de la Corse, et dans la région niçoise, a-t-il indiqué dimanche, sollicité par l'AFP, confirmant des informations de Corse-Matin.

L'enquête, qui concerne des faits présumés de "blanchiment en bande organisée de fraude fiscale aggravée", est confiée depuis quelques mois à la section de recherches de la gendarmerie de Corse, a précisé le PNF.

L'opération, menée mercredi, a été conduite par une vingtaine de personnels de la section de recherche appuyés par des enquêteurs numériques de l'Unité nationale de police judiciaire de la gendarmerie nationale (UNPJ).

Elle s'est déroulée en présence d’un magistrat du PNF avec le soutien des forces aériennes de la gendarmerie.

Le PNF n'a pas donné davantage de détails.

Selon Corse-Matin, une agence immobilière de luxe et des villas ont notamment été perquisitionnées.

L'île de Cavallo (Corse-du-Sud), surnommée l'"île des milliardaires", a été visée par plusieurs enquêtes en matière d'infractions à l'environnement, de non-respect des règles applicables en matière de construction, de corruption.

Antony Perrino, patron du Groupe Perrino, spécialisé dans l'immobilier en Corse-du-Sud, à Ajaccio le 5 janvier 2023

Antony Perrino, patron du Groupe Perrino, spécialisé dans l'immobilier en Corse-du-Sud, à Ajaccio le 5 janvier 2023

Pascal POCHARD-CASABIANCA - AFP/Archives

En septembre, le tribunal correctionnel de Bastia a condamné le promoteur immobilier Antony Perrino et son père à une amende de 500.000 euros pour la construction illégale de bungalows sur l'île de Cavallo et a ordonné leur destruction.

Ils sont soupçonnés d'avoir installé et maintenu, malgré les multiples relances des services de l'État, 37 résidences mobiles, soit 1.000 m2, en dehors des emplacements autorisés de 2018 à 2024. Le tout sans permis de construire et en zone naturelle du PLU (plan local d'urbanisme) de la commune de Bonifacio, qui interdit toute construction à cet endroit.

"Le cœur de (ce) dossier, c'est huit ans de mépris total de l'urbanisme pour faire de l'argent sur l'île de Cavallo, une zone de non-droit", avait lancé le procureur de la République de Bastia, Jean-Philippe Navarre, lors d'une audience en mai.

AFP / Paris (France) (AFP) / © 2026 AFP

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