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"On peut mourir du protoxyde d’azote en inhalant une seule cartouche"

Par La rédaction

TEMOIGNAGE SUD RADIO - François Jouaron, père de Luc, 23 ans, décédé après avoir consommé du protoxyde d'azote, s'engage contre ce fléau pour éviter d'autres drames.

Longtemps utilisé comme un simple gaz pour chantilly, le protoxyde d’azote est aujourd’hui au cœur d’une crise sanitaire
Longtemps utilisé comme un simple gaz pour chantilly, le protoxyde d’azote est aujourd’hui une nouvelle addiction bon marché.

En février 2025, Luc Jouaron, 23 ans, est décédé après avoir consommé du protoxyde d'azote. Ses parents, François et Pascale, ont décidé de s'engager pour sensibiliser les jeunes à ce fléau et éviter d'autres drames. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez porte un projet de loi présenté mercredi dernier à l'Assemblée nationale, pour interdire la consommation du protoxyde d'azote. 

François Jouaron, le papa de Luc, médecin de village à Champagne-Mouton en Charente, veut une prise de conscience face aux accidents et aux décès que cela engendre, comme il l'explique dans un témoignage poignant au micro de Sud Radio.

"Mon fils a fait un malaise et est mort étouffé"

"C’est déjà bien qu’il y ait une réaction, estime au micro de Patrick Roger sur l'antenne de Sud Radio François Jouaron, médecin, père de Luc, décédé à 23 ans après avoir consommé du protoxyde d'azote. Mon fils est mort après avoir inhalé deux cartouches. Il a fait un malaise et est mort étouffé. Je trouve que ce projet n’est pas assez important. Il n’y a pas d’interdiction complète de la prise ce produit."

"La confiscation du véhicule serait plus marquante"

"On ne parle pas de confiscation du véhicule, qui serait plus marquant. On ne parle pas non plus d’aide à la prévention. J’ai commencé à aller parler aux lycéens depuis quelques mois, avec un addictologue, d’anciens toxicos. Cela a beaucoup d’impact de l’intégrer à la prévention des addictions dans le milieu lycéen. Nous avons fait un petit sondage : 25% y avaient déjà touché."

"Mon fils connaissait les dangers"

Son fils était pourtant aide-soignant. "Il connaissait les dangers, reconnaît François Jouaron, son père, sur l'antenne de Sud Radio. Mais comme tous les jeunes de cet âge là, il a vu que d’autres personnes en prenait des dizaines par jour. Il a pensé que le fait d’en prendre une ou deux était anodin. Mais ce n’est pas vrai. On peut très bien faire un malaise en inhalant une seule cartouche, et en mourir."

"C’est un produit très bon marché, quelques euros"

Impossible d’interdire entièrement ce produit, notamment utilisé en cuisine. "Les hôpitaux l’utilisent aussi comme analgésique. Mais c’est un produit très bon marché, quelques euros. On trouve les bonbonnes dans des commerces. Cela rend bizarre quelques minutes. On rentre chez ses parents sans sentir l’alcool ou la marijuana. Les parents ne se rendent compte de rien. Il y a tout pour que les jeunes s’y intéressent, et l’on devient addict."

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