Municipales : "Ce n'est pas la priorité aujourd'hui de savoir qui va être le nouveau maire"

Pour quand le deuxième tour des municipales ? Dimanche 17 mai, dans le JDD, 36 élus de grandes villes, dont Christian Estrosi et Anne Hidalgo, cosignaient une tribune pour demander le scrutin pour le mois de juin. Les conseils municipaux sont à l’arrêt mais pour les électeurs, l’esprit n'est pas aux municipales.

Municipales : à quand le second tour ? © AFP

Reportage aux Pennes-Mirabeau, aux portes de Marseille, de Stéphane Burgatt pour Sud Radio

 

"Ce n'est pas la priorité aujourd'hui de savoir qui va être le nouveau maire"

En Pause cigarette à l’entrée de son salon de coiffure, Carine n’est pas d’humeur à parler élection : "je trouve ça ridicule ! confie-t-elle, on a été confinés pendant deux mois et on peut se rassembler pour les élections dénonce-t-elle. Pour elle, c'est trop tôt, ce n'est pas la priorité aujourd'hui de savoir qui va être le nouveau maire. On devrait d'abord voir où va la maladie et après on verra les élections".

Pourtant, selon le maire honoraire et candidat divers centre Michel Amiel, il y a urgence. Il préfèrerait une élection fin juin. "Ce n'est pas la meilleure mais c'est peut-être la moins mauvaise des solutions estime-t-il. Il n'y a pas de scénario idéal reconnaît-il, mais on ne peut pas rester dans une situation de vide politique. 70% des investissements au niveau des entreprises viennent des collectivités territoriales" rappelle-t-il. Le fait de voter fin juin a l'avantage d'en finir ! Il faut que les instances aujourd'hui en sommeil se réveillent" ajoute-t-il.

 

 

"Ce serait même incongru de faire campagne maintenant !"

Mais difficile d’imaginer faire campagne maintenant affirme Maximilien Fusone, son opposant du Rassemblement national : "on ne peut pas reprendre la campagne comme ça et il faut être honnête, personne n'a la tête à ça ! assure-t-il. Beaucoup de personnes sont au chômage, tout le monde se pose des questions sur la reprise. D'après lui, ce serait même incongru de faire campagne maintenant !" Le candidat craint qu’avec un scrutin fin juin, le taux d’abstention continue de battre des records.

"Pour la démocratie, je préfèrerais que ça se fasse fin septembre-début octobre, que tout ça soit passé et que les gens n'aient plus peur" estime Maximilien Fusone.

 

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