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Médecine esthétique sauvage : "On en est au deuxième décès"

Par La rédaction

Suite au décès d'une femme à Nice à cause d'injection esthétique illégale, des chirurgiens esthétiques tirent la sonnette d'alarme. Au micro de Jacques Cardoze, Jean-Baptiste Andreoletti, président du syndicat général adjoint du syndicat.

Fausse médecine esthétique : les professionnels tirent la sonnette d’alarme
Fausse médecine esthétique : les professionnels tirent la sonnette d’alarme

Alors qu'une femme est décédée la semaine dernière à Nice à la suite d'une injection esthétique illégale, le deuxième décès de ce type en France cette année, les professionnels de la médecine esthétique tirent la sonnette d'alarme.

Médecine esthétique sauvage : "Combattre ces injectrices illégales"

Près de 5 000 médecins et spécialistes de médecine esthétique ont signé une tribune publiée hier dans Le Parisien, dans laquelle ils réclament un durcissement des sanctions face à un phénomène en pleine expansion : les injections esthétiques illégales. "Cela fait depuis 2022 que nous alertons, que nous sensibilisons par tous les moyens pour combattre ces injectrices illégales", explique Jean-Baptiste Andreoletti, secrétaire général adjoint du syndicat national de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique (SNCPRE), au micro de Jacques Cardoze, sur l’antenne de Sud Radio.

"Il ne s’agit pas de chirurgie esthétique, mais de médecine esthétique. Ce sont des gens qui n’ont aucune qualification médicale, ni de près, ni de loin. Ils proposent des injections de Botox, d’autres produits, voire des actes de chirurgie esthétique, telles des liposuccions. Ils n’ont aucune compétence et mettent en danger les personnes qui viennent les voir. On en est au deuxième décès. Cela ne devrait pas arriver, et les pouvoirs publics ne sont pas à la hauteur des enjeux."

Les bloquer sur les réseaux sociaux

"Ce n’est pas faute d’avoir signalé tout cela, rappelle explique Jean-Baptiste Andreoletti, secrétaire général adjoint du syndicat national de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique (SNCPRE), sur l’antenne de Sud Radio. On cherche des interlocuteurs. Des services de la gendarmerie essaient de retracer les problèmes de santé qui sont derrière. Ce sont souvent de jeunes femmes, souvent venues des pays de l’Europe de l’Est. Ces «  fake injectrices » se forment entre elles, d’ailleurs. Elles fonctionnent sur les réseaux sociaux, Instagram et TikTok, dans des appartements loués sur des plateformes où via des connaissances, dont l’adresse est donnée au dernier moment. Ces comptes devraient être repérés et interdits."

"Comment se fait-il que l’on n’empêche pas ces personnes de nuire sur les réseaux sociaux ? Ces comptes devraient être interdits sur les réseaux sociaux. C’est très simple : n’importe qui prend son téléphone et trouve immédiatement via quelques mots clés. Quand on signale ces personnes, la justice traîne énormément. Nous avons l’exemple de deux cousines sur Lyon qui ont été condamnées et qui ne sont pas en état de nuire. Elles continuent encore aujourd’hui, c’est incroyable. Ce sont des délits d’exercice illégal de la médecine et de mise en danger de la vie d’autrui. Il faut sensibiliser le public pour qu’il n’aille pas vers ces « cabinets » clandestins."

Retrouvez "l'invité de l'actu chaque jour à 9h05 dans le Grand Matin Sud Radio avec Jacques Cardoze

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